« Ils ont 7 patinoires, moins de 500 licenciés et ils performent mieux que nous ! A quoi sert la FFHG ? » On connait la chanson. A chaque compétition internationale, plusieurs débats surgissent sur les réseaux et celui-ci est récurrent. Le bon fonctionnement du programme Slovène est devenu un argument pour pointer du doigt la fédération Française et sa supposée incompétence.
Le raccourci est facile et tentant, idéal pour attaquer rapidement les instances mais il est aussi trompeur. Résumer l’écart de performances entre nos deux nations simplement par une supposée incompétence fédérale relève de l’ignorance.
Mais alors comment un pays de deux millions d’habitants a pu s’imposer comme un exemple de formation sportive, propulsant régulièrement des joueurs de talents au plus haut niveau ? Aussi, pourquoi la France, avec 50 fois plus de licenciés et un championnat national relativement structuré semble-t-elle tourner en rond sans jamais vraiment avancer ?
Peut-être que la réponse ne se trouve pas dans un manque de passion ou de travail mais dans l’ADN même des acteurs ? Peut-être que le confort structurel auquel nous sommes confrontés en France est un frein tandis que leur démographie les pousse et les force à l’excellence ? Oublions un instant les débats en ligne et essayons de comprendre les deux modèles de développement et ce qui les oppose.
