Ils ont réussi. La Norvège a décroché, pour la première fois de son histoire, la médaille de bronze des Championnats du monde en s’imposant 3-2 en prolongation face au Canada. Portée, entre autres, par une énorme performance de son gardien Henrik Haukeland face à un effectif canadien comptant pourtant Sidney Crosby et autres Macklin Celebrini, cette victoire marque un tournant pour le programme norvégien. L’accomplissement prend toute sa dimension à la lumière du contexte institutionnel récent. Il y a moins de trois ans, la Fédération norvégienne de hockey sur glace frôlait la faillite, contrainte d’annuler les rassemblements de ses équipes nationales pour combler d’importants déficits. Aujourd’hui, non seulement l’équipe grimpe sur le podium mondial, mais le pays voit désormais de plus en plus de ses jeunes talents être sélectionnés au repêchage de la LNH, parfois même au premier tour. Comment une fédération au bord du précipice financier a-t-elle pu encadrer l’éclosion d’une nouvelle génération et faire chuter l’une des nations les plus dominantes de ce sport ? Retour sur la restructuration et l’ascension du hockey norvégien.