Crédit photo : L.Morillon/FFHG

Annoncés comme l’un des outsiders sérieux de la Synerglace Ligue Magnus, les Boxers de Bordeaux connaissent un début de saison contrarié. Entre une préparation prometteuse, une série de blessures majeures et un effectif souvent remanié, les hommes de Stéphan Tartari ont dû composer avec les aléas d’un calendrier exigeant. Malgré une entame difficile, le groupe reste soudé et déterminé à retrouver sa pleine mesure. Le manager général, Stephan Tartari, lucide mais combatif, fait le point sur cette première partie d’exercice.

Des ambitions affichées, vite freinées

L’été bordelais avait laissé place à l’optimisme. Le recrutement ciblé – mêlant stabilité et renforts offensifs – devait permettre au club girondin de franchir un cap. Mais dès les premières semaines, la malchance s’est invitée dans le vestiaire : commotions, fractures, côtes cassées, entorse de la cheville pour le gardien Papillon… Les absences se sont accumulées, perturbant les automatismes et la confiance.
« Quand on a cinq ou six joueurs absents, ce n’est plus la même équipe. Ce n’est pas une excuse, juste un constat », rappelle Stéphan Tartari, pragmatique. « Ces blessures ne sont pas liées à une mauvaise préparation. C’est la vie d’un club de haut niveau. »
Les conséquences sont immédiates : déséquilibres dans les lignes, temps de jeu bouleversés, moral en dents de scie. « Le doute s’installe vite, la confiance devient fragile. Mais le groupe reste soudé. »

Une équipe sous pression, un staff confiant

Les résultats, eux, n’ont pas toujours reflété le contenu. « On sait qu’on a construit une belle équipe. Le jeu n’a pas été mauvais, mais quand la confiance n’est pas là, tout paraît plus compliqué », explique Tartari.
Pour Stephan Tartari, l’essentiel est de garder la tête froide : « Le moral du staff est solide. On reste focus, on défend notre équipe. On parle beaucoup, on analyse, on ajuste. Par expérience, il ne faut surtout pas paniquer. Cette période difficile renforce le groupe. »

Mériadeck plein à craquer

Si la glace n’a pas encore rendu tous les sourires, les tribunes, elles, affichent complet. La patinoire Mériadeck vit au rythme d’un public fidèle et passionné. « Septembre est souvent un mois difficile pour attirer le monde, mais cette année, c’est au top. Les chiffres sont bons. Malgré les résultats, le public est derrière nous », se réjouit Tartari.
Un soutien populaire précieux au moment d’aborder une période charnière pour relancer la dynamique.

Nice, le déclic attendu ?

La victoire face à Nice, obtenue dans une ambiance électrique, pourrait bien servir de référence. « On a souffert au début, mais au courage, on a su inverser la tendance. Six buts à la maison, ça fait du bien. Les sourires sont revenus. » Les prochaines semaines devraient permettre de récupérer des forces vives. Puffer est proche du retour, Pageau pourrait être qualifié rapidement, et Papillon vise un come-back en décembre. « Il y a une vraie prise de conscience collective. Tout le monde sait ce qu’il faut faire pour redresser la barre », conclut Tartari.
Avec un groupe qui se reconstruit et une patinoire toujours aussi bouillante, Bordeaux garde la foi.