Paul Joubert a décidé de quitter son club les Rapaces de Gap. Il vient de signer à Marseille, un club qu’il connait un peu. Nous avons eu l’occasion de l’interviewer pour faire le point sur la saison passée à Gap, ses ambitions à Marseille et au-delà. Cet interview est également l’occasion de vous donner quelques informations sur le mercato des Spartiates de Marseille.

Plan de match : Quel est ton ressenti sur la saison écoulée avec Gap ?

Paul Joubert : Une saison compliquée à tous points de vue ! Les résultats de l’équipe. Sur le plan personnel, je ne suis pas très content de moi et de ce que j’ai apporté à l’équipe. Après, il y a des années sans. Sur les 7 années que j’ai passées à Gap, c’était la plus compliquée. Ça arrive.

Plan de match : Malgré une bonne équipe sur le papier, qu’est-ce qui n’a pas marché ?

Paul Joubert : Je pense que, sur le papier, en effet, on avait une équipe meilleure que la saison dernière ou il y a 2 ans, mais ça n’a pas marché. Il arrive que des groupes faits de bonnes individualités n’aillent pas au bout. Là, je pense que la mayonnaise n’a tout simplement pas pris et ça nous a coûté cher. On a failli se retrouver au fond du fond. On a réussi à se sauver dans les playdowns contre Briançon, finalement.

Plan de match : Quels sont les ingrédients qui expliquent que cette mayonnaise n’a pas pris ?

PJ : Au niveau collectif, ça se construit même s’il y a un manque de confiance entre les joueurs et aussi avec le staff. L’envie y fait aussi surtout quand les défaites s’accumulent, ça tape au niveau du mental. Ce qui a été compliqué à gérer, c’est le volet mental.

Plan de match : Est-ce que Junca n’était pas l’arbre qui cachait la forêt ces dernières années ?

PJ : Est-ce qu’on a fait le boulot, cette saison, devant nos gardiens comme on le faisait avec Julian ? Pendant 3 saisons, Julian nous a donné de la confiance. Cette saison, nous n’avons peut-être pas donné confiance à nos gardiens qui ne nous ont pas donné confiance en retour… Il est difficile de juger l’aspect gardien prioritaire mais ça a joué entre les gardiens et le reste de l’équipe. Les joueurs sont quand même les premiers responsables. On n’a pas été au top défensivement. En attaque, ça a été difficile aussi. On ne marque aucun but sur les 4 premiers matchs, je crois. On ne marquait pas les buts aux moments opportuns, ce qui nous a certainement coûté aussi.

Plan de match : Jérôme Escallier semblait dire que tout s’est joué dans la préparation du mois d’août. Qu’est-ce qui a dérapé d’après toi ?

PJ : Plusieurs facteurs ! D’abord, il y a eu des blessures pendant la préparation. Le coach Eric Blais qui se remettait d’une opération et qui s’est absenté pour l’équipe de France U20. Ensuite, nous les joueurs et moi le premier, on aurait pu faire plus. Mais c’est le sport, une équipe marche bien une année, peut se retrouver à la traine la saison suivante. C’était peut-être l’année où il fallait changer quelque chose. Maintenant, il faut tourner la page et j’espère, pour le club, que l’année prochaine sera meilleure.

Plan de match : Alors, toi tu tournes la page, comme ça a été annoncé sur les réseaux sociaux ?

PJ : C’était le moment ! J’ai 23 ans, je n’ai connu que Gap à part 4 mois en Finlande en 2019. Je pense que c’était le moment pour moi de changer d’environnement, de vivre seul, de découvrir autre chose, d’avoir de nouvelles ambitions, d’épouser un nouveau projet, me remettre en cause dans mon hockey dans la mesure où Gap m’a beaucoup apporté et j’ai aussi reçu peut-être davantage que ce que je méritais. J’aime me battre contre moi-même et, je pense, que ça ne peut être que bénéfique.

Plan de match : Quels sont tes critères de choix pour un nouveau club ?

PJ : Un club avec des ambitions élevées parce qu’à 23 ans j’ai toujours l’équipe de France en tête. Je souhaite évoluer avec des joueurs qui ont déjà un vécu en équipe de France important. En sport collectif, le contact avec les meilleurs est important et, même si je ne suis pas le meilleur, je vais me battre pour avoir une place dans n’importe quel effectif. Il est temps pour moi de sortir de ma zone de confort et de partir !

Plan de match : Alors tu pars où ?

PJ : Mon nouveau club vient de l’annoncer : les Spartiates de Marseille ! Un club que je connais un peu. J’y ai évolué plusieurs fois, j’ai été champion de France D1. Il y a un projet intéressant qui va continuer d’évoluer. Les moyens mis en place par le club me paraissent très attractifs.

Plan de match : Tu as eu d’autres propositions, je suppose ?

PJ : Oui, j’ai eu pas mal de propositions. Mais l’engouement autour du club est assez incroyable. C’est la deuxième ville de France. Tu sens qu’il peut y avoir des déclics assez importants autour de ce club. J’ai envie de m’inspirer de ça aussi et de me nourrir de cette ferveur. D’autres clubs peuvent être dans cette dynamique mais mon choix s’est porté sur Marseille et je ne le regretterai certainement jamais.

Plan de match : Tu as toujours en tête l’idée d’une carrière à l’étranger ?

PJ : Oui, toujours ! Je suis toujours dans l’optique d’essayer quelque chose à l’étranger pour découvrir une autre culture, une autre vision du hockey. Je sais que ça se fait avant un certain âge et je vais me battre pour avoir ce genre d’opportunité.

Plan de match : Tu vas prendre quelques vacances ?

PJ : Oui, au Canada, le pays du hockey. Je vais m’entretenir physiquement pour revenir au top pour la reprise !

 

Le mercato des Spartiates

 

Paul Joubert a décidé de rejoindre Marseille. Il n’est pas le seul. Yohann Coulaud a choisi la même option. D’autres joueurs sont attendus à Marseille qui a réussi sa première saison en ligue Magnus. Le gardien Marek Ciliak a reçu une proposition de son club, proposition challengée par les Dragons de Rouen qui viennent de perdre Matija Pintaric. Si le slovaque décidait de rejoindre Rouen, ce serait une belle histoire puisque ce sont les Dragons qui ont accompagné Marseille dans son recrutement… Par ailleurs, les Spartiates ont également fait une proposition de contrat à Giroux, affaire à suivre.