Les Bleus ont profité de deux jours de repos avant d’entamer la dernière ligne droite de ces championnats du monde à Tampere en Finlande. Malgré une belle prestation face à la Finlande, ils n’ont pas engrangé de points. Ce soir, un autre gros morceau les attend : il s’agit de la Suède. L’équipe de France n’a jamais battu la Tre Konor, et si c’était le jour de gloire ? A noter que Julian Junca obtient son deuxième départ. Sacha Treille, Enzo Guebey, Nicolas Ritz et Ylönen seront en tribunes ce soir.

 

La Tre Konor est chirurgicale

 

Les deux équipes sont bien rentrées dans le match et se rendent coup pour coup, alors que Léo Carlsson alerte Junca. Ce dernier sort le tir de la botte gauche. Dans la foulée, c’est Texier qui alerte Johansson bien servi par Tim Bozon. Cette entame de match est plus compliquée pour les Bleus qui semblent acculés dans leur zone défensive par de solides suédois.

Bien installés en zone offensive, les scandinaves font bien tourner le puck. Tommernes lance au but, son tir est dévié par Lindholm et Junca ne peut rien faire. 1-0 Suède à 1’59’’. Ils ont touché les montants par deux fois juste avant. Le but a réveillé les Bleus, Anthony Rech fait un excellent échec-avant et remet à Guillaume Leclerc dans le slot mais il ne peut reprendre. Sur la séquence suivante, Lucas Raymond trouve la barre transversale de Junca.

Le jeu va d’un but à l’autre et les gardiens restent solides. Les Français sortent de leur zone et pratiquent un forecheck efficace notamment par Farnier et Rech. Llorca lance de la ligne bleue, Addamo tente la déviation devant le but de Johansson qui gèle le palet. (7ème). Les Bleus se maintiennent en zone offensive et Chakiachvili du haut des cercles lance au but. Johansson repousse comme il peut. Dylan Fabre récupère le palet en zone défensive, il remet à Boscq à la ligne bleue offensive, il lance. Belle mitaine de Johansson.

La Suède est chirurgicale, sur une passe parfaite de Pudas dans l’axe, personne ne couvre Zetterlund qui part en breakaway et ajuste parfaitement Junca. Llorca et Chakiachvili ne couvre pas les arrières et les Scandinaves mènent 2-0 après neuf minutes de jeu. Sur la séquence suivante, Bertrand et Fabre partent break, à toi à moi et Fabre lance. Johansson fait l’arrêt. Cependant, la Suède est chassée pour avoir fait trébucher. Avantage numérique pour la France. (11 ème).

Les Bleus sont incapables d’installer leur avantage numérique. Aucun tir concédé par les Suédois. Peu après, Thiry manque le cadre. A cinq minutes de la fin du tiers, Valentin Claireaux est chassé pour avoir retenu son adversaire. La meilleure occasion est du côté Français avec un festival de Tim Bozon dans la défense jaune mais il ne peut tirer. En fin de power-play, les Scandinaves s’installent, Berggren remet dans le slot, Thiry ajuste parfaitement son gardien. C’est 3-0 pour la Suède. Les Scandinaves vont vite et sont difficiles à arrêter. Crinon est chassé pour avoir retenu un adversaire. Ils ont l’avantage d’un homme pour deux minutes.

La vitesse c’est ce qui manque à Julian Junca qui n’arrive pas à suivre le rythme du power play Suédois. Lucas Raymond pousse pour Lindberg devant le slot, il remet à Zetterlund qui ajuste parfaitement Junca. 4-0 à la pause. Le score est sévère, la France n’a pas concrétisé ses chances au cours de la période. Les Bleus devront rester mobiliser pour éviter une punition dans les grandes largeurs.

 

 Des Bleus combatifs peu réalistes devant le but adverse

 

Après une entame plutôt faible de Junca, Philippe Bozon envoie Papillon dans la mêlée. Il est rapidement mis à contribution et repousse un tir de Anton Lindholm. Le rythme est forcément moins intense. Les Suédois alertent à plusieurs reprises Quentin Papillon qui semble solide sur sa ligne. Lindberg et Bengtsson sollicitent à nouveau mais Papillon reste solide.

Peu après, Liljegreen lance du cercle gauche, Papillon fait l’arrêt avec son masque. Sur la séquence suivante, Lucas Raymond contourne un Quentin Papillon hors de position, il remet dans le slot mais aucun suédois n’est à la réception. Dans le dernier droit de la période, Jules Boscq est chassé pour cinglage. Le désavantage numérique des Bleus est solide. Kevin Bozon se permet même de partir en contre mais son tir est trop excentré.

En fin de période, Valier tente sa chance sur un rebond mais Johansson reste solide sur sa ligne. Boscq entre les cercles trouve la mitaine du gardien suédois. La fin de la période se déroule sur un faux rythme. Les Scandinaves ont fait le travail en première période, désormais ils ont levé le pied. Les Bleus manquent de réalisme devant le but suédois. Vu le rythme de la rencontre, la prestation de Quentin Papillon est difficilement évaluable.

 
La Suède efficace et sans forcer

 

Les débats reprennent sur le même faux rythme, Anton Lindholm lance aux buts, c’est dévié par Alexander Nylander devant le but mais Quentin Papillon est solide sur sa ligne. Quelques minutes plus tard, Addamo lance de la gauche mais Johansson est bien en place. Peu après, c’est Kévin Bozon qui tente de l’autre côté mais manque le cadre.

Sur la séquence suivante, Grundstrom est chassé pour cinglage sur Farnier. Sur le début de la séquence, Quentin Papillon doit s’employer à plusieurs reprises pour éviter un but en désavantage numérique. La séquence ne donnera rien. Le jeu va d’un but à l’autre sans être excessivement dangereux, même si les Scandinaves continuent de pousser. Zetterlund dévie une première fois, pousse la mitaine de Papillon… But refusé pour but avec le patin selon l’IIHF.

Alors que les Bleus ne lâchent rien, ils bénéficient d’un avantage numérique à 1’10’’ de la fin du match. La défense scandinave ne laisse rien passer. Les Bleus s’inclinent 4-0 face à la Suède, tout s’est décidé dans la première période. Julian Junca n’était pas dans son match. Quentin Papillon quant à lui a livré un bon match. C’est peut-être la satisfaction de cette soirée. Il pourrait peut-être obtenir le départ demain face aux Etats-Unis.

 

 

Zone mixte suite à Suède vs France – Quentin Papillon, Lucien Onno et Philippe Bozon : (à venir)