Plan de Match a enquêté sur les rémunération en Magnus, aujourd’hui nous vous présentons le résultat de cette enquête. Pour obtenir les informations les plus précises, nous avons fait le tour des acteurs de terrain : coachs, recruteurs, agents.

Dans ce type d’enquête, il faut définir une méthodologie pour avancer, ainsi nous avons défini des catégories de joueurs puis des fourchettes de salaires. Nous nous sommes appuyés sur les règlements fédéraux pour connaître les types de contrats. Enfin, nous avons pris contact avec certains clubs et des agents. Nous avons identifié 9 catégories. Notre objectif est d’apporter une vision globale. En effet, la situation de chaque club de Magnus est particulière. Que ce soit sur la structuration, que des possibilités financières et ce en fonction de la situation économique et géographique.

Notre podcast avec les Jokers de Cergy-Pontoise en début de saison permet de mieux saisir la complexité du sujet. Après avoir lu notre enquête vous aurez une vision plus claire des salaires en ligue Magnus, vous découvrirez peut-être que certains joueurs ont des salaires très confortables.

Que contiennent les contrats des joueurs en ligue Magnus ?

La rémunération des joueurs est définie par le contrat entre le club et le joueur. Aujourd’hui, la règle définit par la fédération permet de contracter sur une période de 3 mois minimum. En effet, chaque contrat doit courir jusqu’au 30 avril de la saison en cours. Cela signifie qu’un joueur recruté en août 2021 doit avoir un contrat qui court jusqu’au 30 avril 2022. Pourquoi avons-nous défini une période de 3 mois minimum ? Tout simplement parce que les derniers recrutements doivent avoir lieu au plus tard le 31 janvier de l’année en cours, soit 3 mois avant la date du 30 avril.

Cependant, dans la plupart des clubs, les contrats courent sur une période de 9, 12 ou 24 mois (plus rarement). Il est possible d’avoir une poignée de contrats dans la ligue qui courent sur une période beaucoup plus longue. C’est le cas de Damien Fleury à Grenoble. Enfin, chaque club peut utiliser quatre contrats non-professionnels, c’est-à-dire non rémunérés. Il s’agit de jeunes joueurs français en ligue Magnus.

Lorsque nous évoquons le contrat, il ne s’agit pas uniquement du salaire. En effet, de nombreux avantages en nature sont intégrés aux contrats des joueurs. Il faut savoir que toutes les équipes de ligue Magnus logent leurs joueurs. C’est, souvent, un prérequis pour faire venir un joueur, qu’il soit Français ou étranger. A ce titre, les clubs sont inégaux face à cette problématique de logements.

Assurément, un logement en banlieue parisienne ou à Bordeaux ne coûte pas la même chose qu’à Amiens, Gap ou Briançon. Voilà une contrainte budgétaire supplémentaire pour ces clubs qu’il faut intégrer dans les charges et salaires. C’est important à noter car habituellement lorsqu’à titre personnel vous négociez votre salaire, c’est en brut. Les joueurs, eux, demandent directement le montant net de leur rémunération.

C’est une contrainte technique supplémentaire pour les clubs car cela implique de faire des “paies à l’envers”. Ce processus n’est pas une science exacte, d’autant plus qu’ils doivent prendre en compte le montant des impôts prélevés à la source. Les calculs deviennent alors très complexes pour répondre le plus justement aux joueurs.

Notre enquête se découpe en deux parties. Tout d’abord, l’ensemble des joueurs français découpés en 4 catégories. Nous débuterons  de la catégorie la plus « basse » pour remonter jusqu’aux salaires les plus élevés. Dans une seconde partie nous traiterons des salaires des joueurs dits d’imports. L’ensemble des montants que nous présentons sont en net par mois. 

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