La saison 2025-2026 fut très particulière pour les Aigles de Nice, et par bien des aspects. Sur la glace, le club azuréen a réalisé l’une des meilleures saisons de son histoire avec une très belle sixième place et 64 points au compteur en saison régulière. Les Niçois ont tenu bon face à des équipes bien plus solides sur le papier, que ce soit dans le portefeuille ou dans le vestiaire. Cette bonne dynamique s’est prolongée en playoffs puisque, menés 3 victoires à 0 par Angers, les Aigles n’ont rien lâché et ont réussi à remporter deux matchs de suite avant d’échouer de peu sur le match 6.
La structure a donc brillé sportivement, mais en coulisses, l’histoire fut plus sombre. Finalement, plus de JO d’hiver en 2030, et donc plus de patinoire moderne de 5000 places dans la plaine du Var. Pour les investisseurs canadiens Filipe Bastos et Étienne Boulay, qui ont sauté sur l’occasion il y a deux ans avec la perspective de développer Nice comme l’une des équipes phare de la ligue grâce à ce projet, la chute est vertigineuse. Au lieu de ce renouveau, ils se retrouvent condamnés à colmater les brèches avec un budget d’environ 1,6 million d’euros pour survivre à la patinoire Jean-Bouin, dont on connaît la liste de soucis de vétusté et dont les compresseurs doivent tourner tout l’été de peur de ne jamais redémarrer.
Devant ce changement de cap, la direction du club a exigé la construction d’une nouvelle patinoire, plus modeste, sous peine de voir tout le monde plier bagage et d’assister à la mort du hockey professionnel à Nice.