MILAN – Au lendemain d’une défaite inaugurale face à l’Italie, l’équipe de France féminine de hockey sur glace retrouve la glace de l’arène milanaise ce vendredi. Face au Japon, septième nation mondiale, les joueuses de l’Hexagone devront transformer leur résilience en points pour espérer.

L’histoire retiendra ce nom : Gabrielle de Serres. En faisant trembler les filets italiens lors du premier match, l’arrière tricolore n’a pas seulement inscrit un but ; elle a marqué le premier point de l’histoire du hockey féminin français aux Jeux Olympiques. Mais aujourd’hui, le curseur monte d’un cran. Le Japon, surnommé le « Smile Japan » pour son esprit sportif infaillible, représente un défi tactique majeur. Connues pour leur vitesse d’exécution foudroyante, les Japonaises pratiquent un hockey de transition. Capables de passer de la défense à l’attaque en moins de trois secondes, elles imposent un rythme qui essouffle souvent leurs adversaires dès le deuxième tiers-temps.

Statistiquement, le Japon part favori. Classées 7èmes au rang IIHF, les Nippones affichent un taux d’arrêts de leurs gardiennes avoisinant les $92% en compétition internationale. Pour les Bleues, l’équation est simple : il faudra faire preuve de plus de réalisme que lors du match contre l’Italie, où seulement 1 tir sur 18 a trouvé le fond des filets.

Pour contrer la rapidité japonaise, le staff français mise sur un atout majeur : la puissance athlétique. L’objectif sera de « casser » le jeu de passes courtes du Japon en occupant l’espace et en utilisant la taille supérieure des défenseures françaises pour protéger l’enclave. La gardienne tricolore, impériale avec 42 arrêts face à l’Italie, sera une nouvelle fois le dernier rempart essentiel pour maintenir l’équipe dans le match.

L’enjeu de la qualification

Dans ce Groupe B très serré, chaque point compte. Une victoire, même en prolongation, relancerait totalement les chances françaises pour une qualification en phase finale. Le coup d’envoi sera donné à 12h40.