Ligue Magnus

PRESENTATION DE LA SAISON 2019-2020 : MULHOUSE, UNE ATTAQUE HOMOGENE, HECQUEFEUILLE EN DEFENSE

Avant le début de la saison 2019-20 de Ligue Magnus, Plan de match vous présente l’ensemble des effectifs du championnat de France. Aujourd’hui, voyage dans l’est de la France pour découvrir l’effectif de Mulhouse bâti sur la jeunesse et l’homogénéité.

Après avoir goûté aux playoffs il y a 2 ans, Mulhouse a connu une saison en demi teinte l’année dernière, surtout plombé par un manque de réussite criant. Si l’équipe avait un fond de jeu intéressant basé sur une défense très solide, elle était également celle qui était la moins en réussite de l’ensemble de la ligue. Alors, cette année, on peut imaginer que ce point là reviendra à la normale : un manque de réussite ne dure jamais éternellement. Restera alors à voir si le fond de jeu restera aussi bon.

Pour cela, Yorrick Treille a bâti une équipe « travailleuse avec des joueurs qui ont tout à prouver, qui étaient en quête d’opportunité ». Une équipe également rajeunit selon le coach des Scorpions : « on voulait également travailler avec des jeunes français de talents, des joueurs qui sont prêts pour la Magnus sans avoir réellement d’opportunités ailleurs. On souhaite les aider à progresser à atteindre leur potentiel. Les étrangers que nous avons recrutés ont également ce profil là : ce sont des jeunes en quête d’opportunité, qui ont faim, qui ont un gros caractère, qui travaillent très fort… ». 

Le coach alsacien ne le cache pas, il souhaite ramener Mulhouse en playoffs, mais « l’objectif c’est surtout d’être une équipe compétitive à tous les matchs. De jouer les yeux dans les yeux avec les adversaires. L’objectif c’est aussi de progresser au quotidien ». Pour cela, Treille insiste, il sera important de travailler fort : « on veut être l’équipe qui travaille le plus fort ».

Pour atteindre tous ces objectifs, l’équipe a changé de visage. Seda, Nikkila, Bogdanoff, Draper, Hoehe, Trudeau, Cruchandeau, Martin, Zolmanis et de nombreux autres joueurs s’en sont allés. Pour les remplacer, les Alsaciens ont fait appel à la jeunesse française et à quelques étrangers.

Attaque : l’homogénéité

En regardant les projections de Magnus Corsi, on se rend compte de l’homogénéité de l’effectif. La première ligne est 7e parmi les premières lignes, les deuxième et troisième lignes 8e et la quatrième ligne 3e parmi les quatrièmes lignes de la ligue preuve que le fond de l’alignement est de qualité. De plus, si deux attaquants sont considérés comme des joueurs de 1e trio, 7 joueurs sont considérés comme des joueurs de 2e ou 3e trio et même les 3 joueurs considérés comme des joueurs de 4e ligne sont proches d’être classés au-dessus. Enfin, à quelques exceptions près, tous les joueurs de l’effectif semblent capables de jouer à l’aile ou au centre. Alors, avec un tel effectif, Yorrick Treille pourra imaginer et tester de nombreuses combinaisons pour trouver l’alignement le plus efficace. Il le souligne d’ailleurs : « on a une équipe avec quatre lignes homogène cette année. On espère vraiment pouvoir utiliser le fait d’avoir quatre lignes équilibrées, qui se ressemblent et qui travaillent toutes de la même façon à notre avantage ».

Parmi les recrues estivales, deux joueurs seront particulièrement attendus : Tommy Besinger et Josh Bowes. Le premier est un américain, droitier, qui arrive de la deuxième division universitaire américaine (la NCAA III). Là-bas, il a inscrit 104 points en 71 matchs. L’an passé, il a fini troisième meilleur pointeur de son équipe avec 39 points en 26 matchs juste derrière… Josh Bowes. Le gaucher canadien a lui inscrit 41 points en 26 matchs et affiche 117 points en 102 matchs de NCAA III en carrière. Ces deux joueurs se connaissent parfaitement et pourraient bien être les fers de lance de l’attaque mulhousienne. 

Arrivés cet été également, Connor Wilson et Colin Downey ont une projection de points plus modeste de la part du modèle de Magnus Corsi puisque les deux joueurs tournent autour des 0.6 point par match projeté. Le premier est un canadien gaucher qui arrive lui de la première division universitaire, la NCAA. Il y a passé quatre ans dans l’université UMass-Lowell et il était capitaine de l’équipe au cours de la dernière saison. UMAss-Lowell est une équipe correcte dans une des divisions les plus relevées du championnat NCAA. Là-bas, il a inscrit 48 points en 134 matchs. Colin Downey, est lui plus âgé que les trois autres puisqu’il a déjà 29 ans. Il sort de 5 saisons en D1 française dont les trois dernières à Tours. L’an passé, il a terminé meilleur pointeur de l’équipe et 9e de la ligue. Ces deux joueurs ont donc joué à des niveaux plus élevés que Besinger et Bowes, mais possèdent une prédiction plus faible. Dans tous les cas, le passage de l’universitaire américain ou de la D1 à la Ligue Magnus est souvent aléatoire et il faudra attendre quelques matchs pour en savoir plus sur ces quatre joueurs là.

De l’équipe de l’an passé, plusieurs armes offensives sont restées : Milan Jurik, Roland Vigners et Arturs Sevcenko. Si ces trois joueurs ont une projection plutôt basse en dehors de Vigners, il faut rappeler que Mulhouse a connu une vraie panne de réussite offensive la saison passée et que cela impacte naturellement la projection de points à venir. Si la réussite revient, ce qui semble inéluctable, il y a fort à parier que ces joueurs seront capables de surpasser cette projection. D’autant que ces trois joueurs ont des qualités indéniables. L’an passé, les 3 joueurs étaient régulièrement alignés ensemble et ils permettaient à Mulhouse d’être à la fois plus dangereux offensivement et plus imperméable défensivement.

Roland Vigners, qui a la projection de Magnus Corsi la plus haute (32 points), sort de deux saisons à plus de 30 points avec Mulhouse. L’an passé, avec 32 points, il était d’ailleurs le deuxième meilleur pointeur de l’équipe derrière… un défenseur en la personne de Kevin Hecquefeuille. Vigners fait partie des joueurs les plus complets du championnat de France puisque au-delà de sa production, il est excellent dans la transition, très actif en zone offensif mais également bon défensivement. A l’aube de cette saison, il paraît être la valeur sure de cette attaque.

Arturs Sevcenko pourrait également être cité parmi les attaquants les plus complets de la ligue, mais il lui manque quelque chose de primordial : la production. En deux saisons et 73 matchs de Ligue Magnus, Sevcenko n’a inscrit que 34 points. En dehors de ça, le letton est extrêmement complet dans les trois zones de la glace avec notamment des habilités exceptionnels en transition et, particulièrement, en entrée de zone. Alors, est-ce que le compteur de points pourrait se débloquer cette année pour Sevcenko ? Ce n’est pas impossible, mais même sans cela il reste un moteur essentiel de l’équipe alsacienne.

Enfin, le troisième cadre de l’attaque de Mulhouse est Milan Jurik. Après avoir connu une première année de Ligue Magnus faste en terme de production (34 points en 44 matchs), le Slovaque a connu une deuxième saison plus compliquée voyant son total retomber à 23 points en 42 matchs. Aligné essentiellement avec Sevcenko et Vigners l’an passé, Jurik semblait être le « passager » de cette ligne en phase offensif puisqu’il était moins présent dans tous les secteurs offensifs du jeu. Il sera intéressant de voir s’il parvient à retrouver l’impact offensive qu’il a connu il y a deux saisons.

A l’intersaison, Mulhouse a également ajouté un attaquant à l’effectif sans avoir à le recruter : il s’agit de Damien Raux. Une décision prise par le club que Yorick Treille nous explique ainsi : « j’estime qu’il sera plus performant pour l’équipe à l’attaque. Il a joué pendant des années au centre, ce n’est que plus récemment qu’il est passé en défense et j’ai trouvé que, pour notre équipe, il était davantage utile au centre. Avec Damien, on a un centre d’expérience qui connaît parfaitement la ligue, qui a connu beaucoup de succès et qui est bon dans n’importe quel rôle, aussi bien défensivement qu’offensivement ». Alors, autant le dire : la prédiction de points ne vaut strictement rien pour un joueur qui a passé l’essentiel des trois dernières saison en défense et qui retrouvera une place à l’offensive. Replacé en attaque, Raux devrait être un centre responsable, capable de soutenir le top 6 ou d’apporter son expérience au bottom 6.

Par ailleurs, Mulhouse a également été chercher à l’intersaison de jeunes joueurs français : Julien Munoz, Samuel Rousseau et Teemu Loizeau. Le premier a gravi les échelons petit à petit en enchaînant les grosses performances statistiques d’abord en U20, puis en D2 et la saison dernière en D1, à Chambéry. Si l’équipe savoyarde a réussi à être une équipe menaçante offensivement l’an passé, elle le doit en bonne partie à Munoz qui a inscrit 28 points en 24 matchs, faisant de lui le meilleur pointeur de l’équipe après le départ de Joannette à Brest. S’il a également déjà disputé quelques matchs de Magnus avec Grenoble, cette expérience à Mulhouse sera sa première vraie expérience à ce niveau et il sera intéressant de suivre sa progression.

Les deux autres arrivants français sont plus jeunes mais ont paradoxalement plus d’expériences. Samuel Rousseau a, de son côté, alors qu’il n’a que 18 ans, joué une saison complète avec Strasbourg après avoir connu quelques présences régulières la saison d’avant. L’an passé, sur la quatrième ligne alsacienne, Rousseau s’est fait remarqué pour ses habiletés techniques et sa capacité à créer le danger en zone offensive. Le contexte n’étant pas facile, Strasbourg était tout de même bien dominé lorsque le jeune français était sur la glace. Dans un contexte plus favorable, Rousseau pourrait avoir un impact intéressant au sein de cet effectif.

Arrivé de Bordeaux, Teemu Loizeau a déjà connu deux saisons au sein de l’élite du hockey français et a même déjà participé aux playoffs avec Bordeaux. Si Bordeaux était dominé avec lui sur la glace, son impact sur la transition est également intéressant et sa progression sera à suivre avec intérêt au sein des Scorpions.

Enfin, Bryan Ten Braak complète cette attaque. Loin d’être un joueur uniquement là pour faire le pompier sur une quatrième ligne, Ten Braak a une production correcte pour un joueur de fond d’alignement et il est tout à fait capable d’apporter du danger en zone offensive. Il complète parfaitement une attaque très homogène qui alignera forcément un bottom 6 parmi les meilleurs de la ligue, et ce peu importe les combinaisons choisies par l’entraîneur. Reste à voir si certains joueurs parviendront à prendre la tête de cette attaque pour porter cet ensemble homogène.

Défense : Hecquefeuille et ensuite ?

Si l’attaque paraît très homogène, la défense au contraire semble reposer en grande partie sur un homme : Kevin Hecquefeuille. L’an passé, en dehors de Kevin Hecquefeuille, les 5 principaux défenseurs des Scorpions avaient inscrit 27 points soit une moyenne d’environ 5 points par joueur. C’est un faible apport à l’attaque de la part de la défense et Yorrick Treille espère que la défense puisse contribuer plus : « dans notre philosophie de jeu, on veut que les défenseurs soient très actifs, qu’ils supportent l’attaque. C’est une partie importante pour avoir du succès à l’offensive ». Pourtant, au regard de l’effectif, une grande partie du soutien à l’attaque par la défense devrait encore être assuré par Kevin Hecquefeuille. 

En Ligue Magnus, l’international français est un des défenseurs les plus complets offensivement puisqu’il excelle dans la transition, dans la production de points et dans la création de danger en zone offensive. L’an passé, il fut le meilleur pointeur de Mulhouse avec 33 points marqués. De l’autre côté de la patinoire, en revanche, Mulhouse accordait plus de chances de marquer avec Hecquefeuille sur la glace. Néanmoins, il faut prendre en compte le fait qu’il était l’un des défenseurs de Magnus les plus utilisés en terme de temps de jeu et souvent contre les meilleurs trios adverses. A l’aube de cette saison, ce n’est pas vraiment cela qui inquiète, mais son état de santé puisqu’il est actuellement blessé. Yorick Treille nous en a dit plus sur sa situation : « c’est difficile de dire quand il sera de retour. Il a une blessure au pied qui nécessite 6 semaines d’arrêt, on en est à 3 semaines. Il reste donc au moins trois semaines d’arrêt mais il a été plâtré donc il y a également une rééducation. Malheureusement, c’est vraiment pas de chance pour nous, pas de chance pour lui. Il était en forme et il avait hâte de faire ce camp d’entraînement pour enfin avoir une préparation normale. Mais, là, on va lui donner le temps de revenir en forme et il prendra le train en marche ». Mulhouse devra donc apprendre à faire sans lui au cours des premiers matchs de la saison. Avec l’apport colossal d’Hecquefeuille, la défense de Mulhouse était déjà classée dernière par Magnus Corsi, sans lui, cela est encore plus vrai.

D’autant qu’il n’est pas le seul à manquer à l’appel dans cette défensive. L’américain Avni Berisha, recrue de l’été, n’est toujours pas arrivé à Mulhouse. Selon Yorick Treille, Berisha « est un défenseur défensif, rugueux, très physique. Malheureusement il n’est pas encore présent. On ne sait pas quand il arrivera, il est bloqué pour des raisons personnels aux Etats-Unis ». Au-delà de son absence, les soucis de Berisha amènent un autre problème : Mulhouse avait fait l’effort cet été d’équilibrer sa défense entre droitier et gaucher, mais deux droitiers sont, pour l’instant, absents, ce que Treille déplore : « c’était une volonté de notre part d’équilibrer la défense, mais pour l’instant on a qu’un seul droitier puisque Berisha et Hecquefeuille sont absents. On n’a pas ce que l’on souhaitait et on doit s’adapter ».

Pour s’adapter avec succès, Mulhouse devra avant tout compter sur le deuxième cadre de sa défense derrière Hecquefeuille : Hubert Genest. Même s’il est moins complet que l’international français, Genest est capable de produire quelques points offensivement, de bien défendre, d’avoir un impact positif sur la domination de son équipe et d’être un joueur correct en transition. A 29 ans, le canadien a connu une moins bonne seconde saison en Ligue Magnus puisque sa production est descendu de 19 à 10 points. S’il parvient à retrouver une production autour de la vingtaine de points, la défense des Scorpions pourrait retrouver du mordant.

En dehors de Genest et Hecquefeuille, la défense de Mulhouse pourrait aussi compter sur l’éclosion de l’ancien Grenoblois, Lucien Onno. Au cours des quelques parties qu’il a joué avec les Brûleurs de Loups, le jeune français a montré l’étendu de ses qualités techniques. Il risque très rapidement de devenir un des meilleurs joueurs de la ligue en transition, reste à voir quand est-ce que cette éclosion aura lieu, si cela peut se traduire dans la production et si il est capable d’avoir un impact positif sur la domination de son équipe. 

Par ailleurs, Vincent Melin pourrait également éclore d’un point de vu offensif. En effet, s’il n’a pas beaucoup produit à Gap ou à Chamonix, le jeune français a montré son talent en entrée de zone ou en zone offensive. Ainsi, avec un temps de jeu plus élevé, lui aussi pourrait connaître une augmentation de sa production offensive. Néanmoins, de son côté, il faudra également qu’il progresse dans l’aspect défensif de son jeu et dans son apport à la relance de l’équipe.

Enfin, c’est Andrei Esipov, avec un profil plus défensif, qui vient compléter cette défensive, tandis que Jonathan Estienne et Ivan Esipov (le fils d’Andrei) devrait débuter la saison en l’absence de Hecquefeuille et Berisha. Ainsi, si l’attaque paraît très homogène, la défense semble davantage reposer sur les épaules d’un homme. Néanmoins, la progression des jeunes français pourrait être la carte cachée de cette défense mulhousienne.

Gardiens : place à la jeunesse

L’an passé, Mulhouse a connu 4 gardiens différents dont deux numéros 1 qui se sont succédés : Mustukovs et Surek. Cette année, le club a décidé de tourner la page des gardiens étrangers et de faire confiance à la jeunesse française. Ainsi, Quentin Papillon, qui a déjà disputée une vingtaine de match de Ligue Magnus avec Rouen à 22 ans, devient le gardien numéro 1 de cette équipe alsacienne. Un défi qui ne semble pas inquiéter Yorick Treille : « j’ai une totale confiance en nos jeunes. Dans tous les sports on voit que les jeunes sont capables de grandes choses, à condition de leur faire confiance. Parfois ça prend plus de temps, ils font parfois des erreurs, mais, Papillon ce n’est pas un gardien inexpérimenté, il a déjà pas mal de match de Magnus depuis pas mal d’années déjà ». L’an passé, Papillon a disputé 5 matchs avec un pourcentage d’arrêt de 89.9% et 0.2 buts encaissés de plus par 60 minutes par rapport aux buts anticipés. Des statistiques honorables pour un backup de Ligue Magnus, reste à voir si cela se traduira par des performances solides en tant que numéro 1. Pour le suppléer, Papillon pourra compter sur Adrien Vazzaz, qui était l’an passé le backup de Strasbourg. A seulement, 19 ans et dans un contexte très difficile, il a connu des débuts difficiles en Magnus. En allant le chercher, Mulhouse pari sur une progression plus facile dans un contexte plus évident.

 

NDLR : Cet article a été écrit avant le remplacement de Avni Berisha par Jerry Laasko. Cette arrivée est très intéressante pour Mulhouse car Laasko semble pouvoir apporter de l’offensive au sein de la défense de Mulhouse. Magnus Corsi a une projection de 29 points pour ce gaucher (la défense n’est donc plus équilibrée entre gaucher et droitier). Grâce à cette arrivée, Mulhouse passe devant Anglet et Chamonix au classement projeté de Magnus Corsi sans prendre en compte les gardiens de but (en les prenant en compte, les Pionniers restent devant). Elle fait aussi passer la défense de Mulhouse de la dernière à la 8e place, soit entre Anglet et Briançon.

Mathieu Brosseau
Mathieu Brosseau a pratiqué le hockey dans son enfance, depuis, il l’analyse. D’abord journaliste à Hockey en France, il fait ensuite une pige chez Hockey Archives lors des Jeux Olympiques et, plus régulièrement, sur Le Sport Dauphinois où il parle de hockey mais aussi d’autres sports. Entre temps, il se spécialise dans l’analyse statistiques et se lance dans le projet Magnus Corsi dès le départ avec Thibaud Chatel ce qui lui permettera également de passer de l’autre côté du rideau en devenant analyste statistique d’une équipe de D2. Par ailleurs, il monte également, avec Matthieu Davin, le podcast On Refait La Glace
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Mathieu Brosseau a pratiqué le hockey dans son enfance, depuis, il l’analyse. D’abord journaliste à Hockey en France, il fait ensuite une pige chez Hockey Archives lors des Jeux Olympiques et, plus régulièrement, sur Le Sport Dauphinois où il parle de hockey mais aussi d’autres sports. Entre temps, il se spécialise dans l’analyse statistiques et se lance dans le projet Magnus Corsi dès le départ avec Thibaud Chatel ce qui lui permettera également de passer de l’autre côté du rideau en devenant analyste statistique d’une équipe de D2. Par ailleurs, il monte également, avec Matthieu Davin, le podcast On Refait La Glace
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