Après deux matchs serrés qui se sont terminés par une victoire, la France affronte cet après-midi l’Ukraine. Une victoire permettrait aux bleus d’aborder la fin du tournoi très sereinement en vue d’une remontée en élite dès l’année prochaine. A noter que Quentin Papillon sera le gardien partant cet après-midi.
L’Ukraine prend l’avantage
C’est parti à Sosnowiec et l’Ukraine défend sa peau, elle est la première à lancer sur le but de Quentin Papillon, Zakharov trouve un rebond mais le palet est hors cadre. En ce début de match, c’est l’Ukraine qui est plus agressive sur le palet. Nos Bleus se font secouer dans leur zone défensive et la zone neutre.
La France manque de précision dans ses relances, n’arrive pas à s’installer en zone offensive. Le début de match de nos Bleus est particulièrement poussif. Alors que l’Ukraine tourne autour du but de Papillon, bien installée en zone offensive, Morozov remet à Kuprianov à la ligne bleue. Il lance, le palet est dévié par Hrebenyk qui vient tromper Papillon et l’Ukraine mène 1-0 à 5’43’’.
Ce but semble avoir piqué au vif nos Bleus qui désormais mettent la main sur la rondelle… Malgré tous, les bleus sont patauds et Guillaume Leclerc est envoyé sur le banc des pénalités pour retard de jeu à la suite d’une relance au-delà du plexiglas à 8’50’’. L’Ukraine doit attendre quasiment la fin de sa première vague pour s’installer dans la zone des bleus.
Une fois installés, les Ukrainiens trouvent une nouvelle fois la clé. Vorona remet à Trakht puis à Merezhko à la ligne bleue, il lance et transperce toute la défense et Quentin Papillon. L’Ukraine mène désormais 2-0 à 10’08’’ (PPG). Ce début de match est catastrophique !
Après douze minutes, nous avons un bon shift des Bleus qui se termine par un tir de Kévin Dusseau de la bleue plein axe, sans grand danger pour le gardien Diachenko ! Nos bleus retrouvent un peu des couleurs en fin de période mais sont trop souvent cantonnés aux tirs de l’extérieur du slot, rien de bien dangereux. Sur une relance précise de Jules Boscq, Floran Douay lance du cercle gauche, rebond et Kévin Bozon ne peut le reprendre correctement. L’Ukraine a été extrêmement efficace en ce début de match et rentre aux vestiaires avec un avantage de deux buts. Il va falloir se retrousser les manches pour espérer obtenir un résultat face à l’Ukraine.
Objectif : rester concentré vingt minutes !
En début de période après une longue bataille dans la bande derrière le but bleu, la rondelle est bien remontée. Perret réceptionne une passe parfaite de Simonsen, il lance du bas du cercle droit et trouve le poteau ! (21ème). Peu après, c’est Guebey qui tente de la ligne bleue mais bien stoppé par Diachenko. Les bleus ne relâchent pas leurs efforts et font feu de tout bois. Sur une remontée encore une fois très excentrée, Baptiste Bruche tente sa chance et le palet rebondit sur l’épaule du gardien ukrainien et finit derrière la ligne. Les bleus reviennent rapidement au score dans cette deuxième période (22’20’’), Thomas Thiry et Jordann Bougro obtiennent une assistance sur le jeu.
Ce n’est pas la même équipe que nous voyons sur la glace en début de deuxième période. Les Bleus sont beaucoup plus intenses, agressifs sur la rondelle et entreprenants. La France tourbillonne autour du but ukrainien et est appliquée en défense, c’est le jour et la nuit entre l’entame et cette période. Alors que nous arrivons à la mi-match, l’Ukraine ne voit plus la rondelle.
Aurélien Dair nous propose un festival dans la défense ukrainienne mais se heurte au gardien ukrainien qui laisse un rebond. Cantagallo reprends du haut de l’enclave mais le tir est bloqué. Ivan Sysak est envoyé sur le banc des pénalités pour avoir retenu à 30’41’’. La France aura l’avantage d’un homme pendant deux minutes. Très vite, elle s’installe son jeu de puissance. Simonsen de loin mais repoussé par Diachenko (31ème). Dans la même séquence Simonsen manque le cadre, Perret le rebond. Enfin, Guebey de la bleue mais Diachenko dévie le palet dans le filet protecteur. Il y a le feu sur la cage ukrainienne mais pour le moment cela ne rentre pas.
L’Ukraine écoule la pénalité, mais la rondelle reste dans les crosses bleues. Jules Boscq lance de la bleue, le gardien laisse un rebond et Louis Boudon a bien suivi. La France égalise à 32’59’’, deux buts partout. Revenus à égalité, les Bleus ne s’arrêtent pas pour autant et continue d’utiliser leur vitesse et un pressing constant. Thiry tente de la bleue.
Sur une rare action en toute fin de période, Olexi Vorona contourne la cage de Quentin Papillon, il remet dans l’enclave. Il trouve Danil Trakht tout seul qui vient ajuster le gardien bleu. L’Ukraine reprend l’avantage à 38’15’’.
Malgré les derniers assauts bleus, le score en reste là. L’équipe de France a montré un tout autre visage au cours de cette période médiane… Nos bleus ont eu un moment d’égarement pendant quelques secondes et l’Ukraine en a profité. Tout reste à faire dans cette dernière période. Ils ont montré qu’ils avaient les moyens de remporter ce match.
La France ne parvient pas à déjouer l’Ukraine dans cette ultime période.
Les Bleus débutent cette ultime période avec les mêmes intentions que lors de la période médiane. Très agressifs sur le palet et en patinant plus fort. L’Ukraine ne se laisse pas faire et réponds rapidement en haussant son niveau de jeu. Pour le moment les deux équipes se rendent coup pour coup !
Alors que les bleus s’exposent en zone offensive, Nicolas Ritz perd la rondelle en zone offensive. Peresunko est accroché dans l’enclave. L’arbitre siffle un pénalty. Quentin Papillon gagne son duel contre Peresunko. La France reste dans le match alors qu’il reste treize minutes au match. Les Bleus sur cette période subissent les assauts ukrainiens et heureusement que Quentin Papillon est vigilant sur sa ligne face à Peresunko ou Vorona.
Ce match des bleus est très étrange, ils semblent être sur courant alternatif, un tier oui et un tiers non. Alors que nous arrivons dans le money time, la France semble balbutier son hockey.
Le jeu proposé est moins alléchant et efficace que lors de la période précédente. Les imprécisions et les mauvaises décisions individuelles ne permettent pas à la France de se mettre en bonne position face au but de Diachenko. Yorick Treille décide de sortir Quentin Papillon alors qu’il ne reste moins de deux minutes à faire au match (1’45’’), alors qu’il demande en même temps son temps mort.
Rien n’y fait, l’Ukraine tient le choc malgré les multiples assauts dans la dernière minute. La France s’incline et devra retrouver son hockey jeudi face à Lituanie et vendredi face au Kazakhstan. Elle grille un joker ce soir, il faudra faire mieux en fin de semaine.
Zone mixte :
Jordann Bougro (attaquant équipe de France) :
On leur fait des cadeaux d’entrée de match et puis on partira avec deux buts de retard, c’est pas simple. On a montré un grand caractère, j’ai trouvé en deuxième période, on leur a roulé dessus, puis on leur donne un but sur une fin de changement où on est un peu fatigué. Une erreur qu’on n’aimait pas du faire. Et troisième tiers, on n’a pas réussi à trouver les solutions. On avait les jambes, juste qu’on n’était pas assez connectés, je trouve, aujourd’hui, dans les passes, dans les sorties de zone, sur
l’échec avant, on n’était pas assez connectés. Il nous faut retrouver regardez la vidéo, qu’est-ce qu’on n’a pas fait de bien, reprendre un peu tous ensemble, se parler et aller de l’avant.
Louis Boudon (attaquant de l’équipe de France) :
Le début de match a été complètement raté. Ça fait la troisième fois qu’on fait ça au premier tiers. On ne se présente pas du tout. Ils étaient prêts à faire un match de 60 minutes, nous on était prêts à faire un match de 40 minutes. Au final, c’est la défaite pour nous. On ne mérite pas mieux que ça aujourd’hui. Le deuxième tiers a été bien meilleur. Beaucoup d’énergie, plus de précision dans le jeu aussi. On arrive à reprendre le momentum à 2-2. On est à 3-2 à la fin du deuxième.
On est à 2-2, on est bien, on se prend un petit but comme ça. Ça coupe un peu les jambes, mais on attaque fort au début du troisième. On n’arrive pas à concrétiser, on fait encore des erreurs. Ils ont bien joué défensivement, ils ont tout renvoyé, on n’a pas su s’ajuster. Comme j’ai dit, ça fait 3-2, on n’arrive pas à marquer au moment important. Le point positif, c’est qu’il y a quand même la défaite, on reste en course pour la montée.
Maintenant, il faut jouer 60 minutes de match. Il n’y a pas d’autre solution. Comme j’ai dit, ça fait 3 matchs qu’on ne se présente que pour 30 minutes, 20 minutes. Même dans ce groupe-là, ça ne suffit pas. Les autres équipes sont prêtes à jouer. Nous, on n’est pas assez pour l’instant. On se tire un peu des balles dans le pied à chaque match. On est à prolongation. Les premiers matchs, on revient à la fin. Et là, forcément, on n’arrive pas à revenir. Il va falloir, dès le début, faire une entame de match
quasi parfaite. Et puis, quand ils le donnent d’avant, être un rouleau compresseur. Et puis, les six périodes qui nous restent.
Des fois, on force un peu les shoots. Les autres équipes sont dans les lignes de shoot pour l’instant. Les défenseurs, les attaquants, on n’est pas devant la cage non plus. Autant on reste responsable les uns que les autres. Il faut qu’on arrive à être plus dangereux offensivement. Comme vous l’avez dit, on est beaucoup dans le périmètre. Ça ne marche pas pour l’instant. Il faut trouver des petits espaces à l’intérieur. Il faut aller payer le prix là où ça fait mal, à l’intérieur du slot. Pour l’instant, on ne le fait pas. Il va falloir le faire. On l’a fait un peu au deuxième tiers et ça a marché. Il faut le faire constamment.
Yorick Treille (coach de l’équipe de France) :
Face au Japon, on a fait un très bon début de match, le 2ème pareil. Aujourd’hui, je n’ai pas l’explication. On savait que ça allait être la guerre, qu’il fallait se présenter. On ne se présente pas. Je ne sais pas. Non, non, c’est les mêmes coupures pour tout le monde. C’est un match à enjeu pour tout le monde. Et au final, aujourd’hui, l’Ukraine mérite. Ils sont sortis forts. C’est frustrant parce que dans le 2ème tiers, il y a une belle réaction. Un gros 2ème tiers où, d’un côté, on fait le plus dur, on recolle. Et puis après, on fait une grosse erreur, plusieurs erreurs de suite qui font que ça finit au fond à 1 minute 45 du 2ème tiers. Et dans le 3ème tiers, on a bafouillé notre hockey avec très peu de transitions, de passes qui connectaient. Une équipe qui a tout donné, solidaire, et on n’a pas réussi à mettre ce petit shoot au fond pour égaliser.
Entre le premier et deuxième tiers : de se réveiller, de jouer comme des hommes et de gagner ces duels. Le hockey, c’est des duels de partout sur la glace. Un moment donné, il y a un gars qui vole pas plus que l’autre. Aujourd’hui, c’est l’Ukraine. On a eu le momentum, on a réussi à les mettre sous pression en changeant avant eux. Donc, on a eu une sorte de momentum du 2ème tiers. Les 1ers et 3ème tiers sont des scénarios de jeu un peu différents au hockey. Avec les longs changements. Ce ne sont pas les mêmes physionomies entre le 1er, le 3ème et le 2ème tiers. C’est toujours différent. On a bien géré le 2ème tiers. On n’a pas géré le 1er et le 3ème.
Et maintenant, on sait que c’est deux matchs. Il nous faut six points. Et après, on verra à la fin.
Crédit photo : Timothé Grandhomme / Plan de Match
