Une finale qui sent la poudre dans un Accor Arena plein comme un œuf. Les deux équipes tenteront de dominer le hockey hexagonal en obtenant une septième coupe de France. Deux équipes au complet ou presque. Qui de Rouen ou Grenoble obtiendra sa septième coupe de France ?
Rouen survole le premier tiers
Le début de cette finale de Coupe de France a tourné à la démonstration de force. En moins de cinq minutes, les Dragons de Rouen ont assommé des Grenoblois méconnaissables, avant que ces derniers ne parviennent à stopper l’hémorragie juste avant la pause.
Le cauchemar grenoblois : 3 buts en 5 minutes
Il ne fallait pas arriver en retard à l’Accor Arena. Dès la 50ème seconde de jeu, Lafrance fait le tour de la cage et ajuste Pintaric pour ouvrir le score (1-0). Si les Brûleurs de Loups tentent de réagir en confisquant le palet, leur domination reste stérile, se heurtant à un bloc normand impérial. Le réalisme rouennais fait alors exploser la défense iséroise, coupable de passivité. 4’00 : Chakiachvili, idéalement servi par Vigners dans le slot, double la mise (2-0).

Anthony Rech ajuste Matija Pintaric. 3-0. Finale de Coupe de France / Accor Arena / Abdelilah Chaoui / Plan de Match
Très rapidement, Rouen enfonce le clou. Sur l’engagement suivant, Tommy Perret récupère un palet derrière la cage et sert Anthony Rech, qui fusille Pintaric (3-0). En cinq minutes seulement, le staff grenoblois est contraint de poser un temps mort pour stopper ce qui ressemble alors à un naufrage collectif.
Une défense de fer et des tribunes normandes en feu
Malgré une supériorité numérique à la 7ème minute (pénalité de Colomban), Grenoble ne parvient pas à inquiéter Carruth. Rouen, porté par des supporters qui dominent largement le duel des tribunes, gère sereinement ses temps faibles et reste dangereux sur chaque contre-attaque. Sans plusieurs arrêts décisifs de Matija Pintaric, qui a fini par retrouver ses esprits, l’addition aurait pu être bien plus salée avant la mi-période.
L’étincelle d’espoir en fin de tiers
Alors que Rouen semblait se diriger vers une avance de trois buts à la pause, Grenoble a enfin trouvé l’ouverture. À la 18’08, sur un mouvement collectif bien huilé, Sacha Treille sert Englund dans l’enclave qui parvient à tromper Carruth (3-1). Ce but semble avoir agi comme un déclic pour les Isérois qui ont fini le tiers en boulet de canon, multipliant les incursions dangereuses. Si Rouen mène toujours la danse, la dynamique a changé : les Loups ont enfin trouvé leurs marques.
« Toto » Rech éteint les Loups : Rouen s’envole vers le sacre
Malgré un sursaut d’orgueil grenoblois à l’entame de la période médiane, le réalisme froid des Dragons de Rouen a encore frappé. Portés par un Anthony Rech en état de grâce, les Normands mènent 4-1 et touchent du doigt une Coupe de France qui leur échappe depuis dix ans.
Le mirage isérois
Revenus sur la glace avec des intentions bien plus conquérantes, les Brûleurs de Loups ont d’abord semblé capables de renverser la vapeur. Même en infériorité numérique suite à une pénalité de Sacha Treille (coup de coude), Grenoble a montré du caractère, s’offrant même le luxe de porter le danger en zone offensive à quatre contre cinq. Solide, le bloc défensif isérois fermait alors enfin l’accès au slot, forçant Rouen à des tirs lointains sans grand danger.
Le festival Anthony Rech
Mais alors que l’intensité retombait d’un cran, le génie rouennais a de nouveau frappé. Sur une récupération en zone neutre, le mouvement est limpide : Regush pour Chakiachvili, qui lance Anthony Rech seul face au portier adverse. D’une lucarne chirurgicale, l’attaquant tricolore s’offre un doublé et porte le score à 4-1 (27’11). Ce quatrième but a agi comme un véritable coup de massue. Si les hommes d’Edo Terglav ont tenté de réagir, leurs offensives sont restées trop sporadiques et prévisibles pour inquiéter des Dragons parfaitement organisés dans les deux sens de la patinoire.

Anthony Rech ajuste Matija Pintaric. 4-1. Finale de Coupe de France / Accor Arena / Abdelilah Chaoui / Plan de Match
Les Brûleurs de loups se découvrent de plus en plus et ne sont pas imperméables en défense, Dylan Yeo récupère le palet de Gresock et du haut des cercles il vient parfaitement ajuster Pintaric qui semble une nouvelle fois bien seul face aux attaques normandes. Désormais Rouen mène cinq buts à un après 37 minutes.
Pris dans l’euphorie, le même Dylan Yeo est chassé pour dureté moins d’une minute plus tard. Les isérois auront l’avantage d’un homme pendant toute la fin de cette période médiane… Malheureusement, ce qui fait la qualité des hommes d’Edo Terglav ne fonctionne pas. Ils n’arrivent pas à concrétiser.
Une montagne à gravir
À l’issue de ce deuxième tiers, le constat est cruel pour Grenoble. Au-delà du déficit de quatre buts, c’est l’impuissance des Isérois face à l’envie normande qui frappe les observateurs. Rouen semble avoir « faim » de trophée, se montrant dangereux sur chaque incursion là où les Loups peinent à rivaliser physiquement et tactiquement. Sauf retournement de situation historique dans les vingt dernières minutes, les Dragons semblent avoir déjà posé une main ferme sur la Coupe.
Le sacre des Dragons : Rouen brise dix ans de disette
Sans trembler, les Dragons de Rouen ont parachevé leur démonstration de force lors d’un dernier acte géré avec une sérénité déconcertante. En s’imposant 5-1 face à des Brûleurs de Loups résignés, Rouen décroche sa septième Coupe de France et affirme son hégémonie sur le hockey français.
Un dernier acte sans suspense
Loin de la révolte attendue, l’entame de la troisième période a sonné le glas des espoirs isérois. Sur la glace de l’Accor Arena, le contraste est resté saisissant : d’un côté, des Dragons opportunistes et maîtres de leur sujet ; de l’autre, une équipe de Grenoble incapable de croire à un possible retour.
Malgré quelques tentatives, les Brûleurs de Loups ont cruellement manqué de justesse technique dans le dernier geste. Contraints de tirer de loin ou depuis des angles fermés sans jamais créer de trafic devant la cage de Mac Carruth, les Isérois se sont heurtés à un mur. En face, la défense normande, impériale, a méthodiquement repoussé chaque assaut vers l’extérieur. La frustration se fait sentir et sur un arrêt de jeu, Crinon est chassé pour dureté à 51’50 ».
Les Dragons profiteront de l’avantage d’un homme, ils mettent du temps à se mettre en place. La pénalité s’écoule tranquillement. Les deux équipes se retrouvent à égalité numérique. Le temps s’écoule tranquillement dans cette finale. Les Dragons de Rouen l’a remporte sans aucune contestation possible. Regush vient définitivement scellé le sort de cette finale à 1’31 » de la fin de cette rencontre en cage vide.
Rouen au sommet de la hiérarchie
Le score final de 6-1 reflète parfaitement la physionomie d’une rencontre où Grenoble n’aura jamais réussi à mettre l’intensité nécessaire pour rivaliser. Avec ce succès net et sans bavure, Rouen dépasse désormais son adversaire du jour au palmarès historique en soulevant sa septième Coupe de France. Tandis que les supporters rouennais exultent, une statistique plane déjà sur la fin de saison : la malédiction du vainqueur. Dans l’histoire récente, soulever la Coupe de France a souvent privé le champion du titre en Ligue Magnus. Les Dragons sauront-ils briser ce signe indien dès la fin mars ?
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