Après une défaite face à la Lettonie, la France affronte la Finlande ce soir à Stockholm. Un adversaire qui est normalement au-dessus. Cependant, sur les dernières années la France a souvent accroché l’équipe Suomi. Yorick Treille a décidé de scratch Dylan Fabre, Quentin Papillon et Alexandre Texier. Antoine Keller jouera son premier match en élite ce soir face à la Finlande, un coaching agressif de Yorick Treille.

Les Bleus plient mais ne rompent pas

 

Les Bleus, vêtus de blanc ce soir, entament la rencontre avec sérénité. Mais la Finlande ne tarde pas à imposer son rythme, enfermant les hommes de Yorick Treille dans leur zone défensive. Antoine Keller se retrouve rapidement sollicité et réalise plusieurs arrêts décisifs. À peine cinq minutes de jeu et les assauts finlandais s’intensifient. Parsinen trouve le poteau, Boscq frôle l’ouverture du score mais, par une présence d’esprit admirable, il sauve son camp en écartant la rondelle. Keller continue de se dresser en dernier rempart face aux vagues offensives des Suomi.

Anthony Rech écope d’une pénalité à 9’11’’, offrant une opportunité aux Finlandais de prendre l’avantage. Lehtonen et Merela tentent leur chance, mais Keller reste impérial. L’équipe de France tient bon, arc-boutée sur son but, refusant de céder sous la pression adverse. Teravainen s’essaie à plusieurs reprises du cercle gauche, Saarijarvi tente également de la distance, mais la défense française ne plie pas. Malgré une nouvelle pénalité contre Aurélien Dair, les Bleus neutralisent efficacement le jeu en infériorité numérique. Charles Bertrand est le seul à tenter sa chance côté français, en toute fin de période. Vingt tirs concédés, un seul en retour, mais le score reste vierge.

 

La France reste dans le match

 

La deuxième période démarre sur les mêmes bases : une défense française intraitable. Les Bleus coupent les lignes de passe et perturbent la relance finlandaise. Une ouverture survient enfin lorsque Parssinen est sanctionné pour une crosse haute, offrant à la France un avantage numérique précieux. Pourtant, les hommes de Treille peinent à s’installer en zone offensive et la double pénalité s’écoule sans dommage pour la Finlande.

 

Puis vient le moment tant attendu. Tim Bozon décale Kévin Spinozzi, qui déclenche une frappe puissante. Larmi relâche le palet et Kévin Bozon, opportuniste, le pousse au fond des filets. Contre toute attente, la France prend les devants à 28’01’’ sur un jeu de puissance. La frustration gagne les Finlandais tandis que les Bleus continuent d’exploiter la moindre faille. Nicolas Ritz tente sa chance, imité par Rech, et la Finlande semble tomber dans le faux rythme installé par les Tricolores.

 

Mais les Suomi ne renoncent jamais. Sur une montée rapide, Oksanen sert parfaitement Erholtz, qui manque de peu l’égalisation. Quelques instants plus tard, Teravainen tente encore sa chance de loin, Keller répond présent. Mais à force de pousser, les Finlandais trouvent enfin la faille : sur une séquence de domination, Teravainen envoie un tir puissant de la bleue. Keller, masqué, ne peut rien faire et voit la rondelle finir dans la lucarne. À 37’33’’, la Finlande revient à égalité. Les Bleus, solides en défense et opportunistes en attaque, retournent aux vestiaires avec un score de parité. Tout reste à faire dans l’ultime période.

 
Si proche de l’exploit.

Les Bleus entament cette dernière période avec intensité, cherchant à prendre l’avantage face à Larmi. Dès les premières minutes, Louis Boudon tente sa chance, sans succès. La rencontre prend alors des airs de fin de deuxième période, où la Finlande impose une pression constante. Bjorninen, bien placé dans le slot, essaie de tromper Antoine Keller, mais le jeune portier français reste impérial.

Malgré leur détermination, les Bleus sont acculés dans leur zone, peinant à se dégager sous l’intensité du jeu finlandais. Il reste un peu plus de douze minutes à jouer lorsque la Finlande accentue sa domination. Pourtant, les hommes de Yorick Treille ne cèdent rien et obtiennent une pénalité précieuse : Robin Salo est envoyé sur le banc pour obstruction.

À dix minutes du terme, les Français bénéficient d’un avantage numérique. Mais, comme sur leur précédent power play, ils peinent à s’installer. Pire encore, c’est Merela qui s’offre la meilleure occasion de marquer. Mais quelques instants plus tard, les Bleus se montrent enfin efficaces. Perret fixe Larmi, sert Bozon dans le slot… Après un premier échec, Tim Bozon s’y prend à deux fois pour tromper le gardien finlandais. La France mène 2-1 à neuf minutes de la fin du match !

Le plan de jeu de Yorick Treille fonctionne à merveille. Keller brille, les unités spéciales sont performantes des deux côtés de la patinoire. Mais la Finlande n’a pas dit son dernier mot. Les Scandinaves intensifient leurs attaques pour égaliser, et sur une action franche, Puistola pense avoir battu Keller. Pourtant, la révision vidéo des arbitres invalide le but : la France conserve son avance. Il reste un peu plus de six minutes à tenir.

Loin de se contenter de défendre, les Bleus continuent à frapper en contre. À trois minutes du coup de sifflet final, la Finlande demande un time-out et décide de tenter le tout pour le tout : Larmi quitte la glace. Mais sur la mise au jeu suivante, Perret récupère le palet donné par Bellemare et ajuste son tir… 3-1 pour la France !

Alors qu’il reste 2 minutes et 30 secondes, Tolvanen va crucifier Antoine Keller et remettre les Suomi dans le droit chemin. Les deux équipes partent en prolongation. Parssinen vient ajuster Antoine Keller. La Finlande repart avec la victoire, les bleus avec un point. Vu le scénario du match, la France aurait pu espérer mieux. Elle repart avec un point, qui pourrait être crucial pour le maintien.

Feuille de match

Zone mixte : Antoine Keller et Kévin Bozon. A venir (Yorick Treille).

 

Crédits photos : FFHG / X. LAINE