Les bleus débutent leur championnat face à un adversaire qu’ils connaissent bien, la Lettonie. Les Lettons ont battu la France en août dernier dans le cadre du TQO et en mai 2024 à Ostrava. Deux équipes remaniées avec les nombreuses absences lettonnes (les joueurs jouant en NHL ne sont pas là). Côté bleus à noté les scratches de Julian Junca, Yohann Coulaud et Alexandre Texier.
Une première période solide : rigueur et efficacité
Face à une Lettonie prudente, l’équipe de France a réalisé un premier tiers exemplaire. Dès les premières minutes, le match s’installe dans un rythme mesuré, chaque équipe testant l’autre sans prendre de risques inutiles. Papillon se montre vigilant dès la troisième minute face à Locmelis et Ravinskis, et les défenses prennent rapidement l’ascendant. Les occasions, rares, proviennent principalement de l’extérieur du slot.
À mi-période, les Bleus font preuve d’une grande discipline. Le plan de jeu est appliqué avec sérieux : relances propres, lignes de passes coupées, défense solide. L’attaque peine encore à véritablement inquiéter Gudlevskis, mais l’intensité monte. C’est finalement à 15’02’’ que la France ouvre logiquement le score : un face-off gagné, un travail derrière la cage de Perret, une remise pour Crinon qui transmet à Boscq, dont le tir est dévié par Dylan Fabre. 1-0 pour les Bleus, qui récompensent leur domination. La fin de tiers est perturbée par une double infériorité numérique, mais l’unité de penalty killing tricolore fait bloc. Le 3 contre 5 est parfaitement géré et Papillon reste impérial. La France rentre au vestiaire en tête, après un tiers parfaitement maîtrisé.
Une erreur qui change tout
La deuxième période démarre avec beaucoup plus d’intensité côté français. La ligne Bellemare–Perret–Fabre s’installe dans la zone lettone, et Crinon touche le poteau dès la 22e minute. La pression monte sur le but de Gudlevskis, sans pour autant se concrétiser. Papillon reste solide, notamment face à Balcers et Dzierkals, alors que les Bleus jouent à cinq dans toutes les phases. À 28’57’’, Kévin Bozon est sanctionné pour interférence, mais une nouvelle fois, le box-play français résiste brillamment. Rech, Kévin Bozon, puis Leclerc et Gallet manquent tour à tour l’opportunité de faire le break.
Alors que la Lettonie est en infériorité numérique, une relance complètement ratée de Tim Bozon en plein centre de la glace permet à Dzierkals d’intercepter, de contourner la défense et d’ajuster Papillon. 1-1 à 35’36’’ : coup de massue pour les Bleus. Malgré une fin de période folle, entre échauffourées et occasions manquées de Bellemare, Leclerc ou Boudon, le score ne bouge plus. La France rentre aux vestiaires frustrée, alors qu’elle tenait son match.
La Lettonie renverse le match
Le troisième tiers débute fort pour la Lettonie. Dès les premières minutes, les Français sont bloqués dans leur zone. Zile tire de la bleue, Tralmaks dévie, et Papillon est battu : 2-1. La dynamique a basculé. Les Bleus, fatigués, peinent à reprendre le contrôle. Ils s’exposent à des contres, tandis que la Lettonie verrouille sa défense. Yorick Treille tente le tout pour le tout : Papillon est sorti à deux minutes de la fin. Pari perdu.
Locmelis récupère un palet en zone neutre et inscrit le 3-1 dans la cage vide, à 1’24’’ de la sirène. Il doublera même la mise à 30 secondes du terme : score final 4-1. Un résultat sévère au vu des 40 premières minutes françaises, mais impitoyable dans sa sanction.
Un match encourageant malgré le score
Pendant deux périodes, l’équipe de France a démontré qu’elle pouvait rivaliser avec une nation solide comme la Lettonie. Discipline, engagement, intensité : les bases sont là. Mais au haut niveau, chaque erreur se paie cash. Il faudra maintenant se remobiliser rapidement : la Finlande attend les Bleus dès demain pour un autre défi de taille.
Zone mixte : Yorick Treille, Jordann Perret et Pierre-Edouard Bellemare (à venir)
Jordann Perret :
Jordann Perret – attaquant de l’équipe de France.
https://youtu.be/yr-bH5kAXRM
Yorick Treille – coach de l’équipe de France
https://youtu.be/o3nPaB1iYho
Pierre Édouard Bellemare – capitaine de l’équipe de France
https://youtu.be/KC_wn0PJYcw