Crédit photo : Timothé Grandhomme / Plan de Match

Les Bleus de Yorick Treille entame leur sprint pour remonter en Elite dès la saison prochaine. Ce sprint a lieu à Sosnowiec, dans la banlieue de Katowice en Pologne. Le premier match les oppose au Japon. Une équipe rarement rencontrée. Une bonne entame est importante pour le moral et la dynamique sportive.

Les Bleus font sauter le verrou Nippon.

Dès l’entame de match, les bleus sont très intenses. Perret, Guebey échouent devant Narisawa. En contrôle et en vitesse, les bleus contrôlent le match. Il faut attendre la troisième minute pour voir le premier tir japonais par l’intermédiaire de Madoka Suzuki. A force de pousser devant la cage nippone Yuto Osawa est chassé pour crosse haute à 8’31’’. Nos bleus auront l’avantage d’un homme. L’unité spéciale mets beaucoup de temps à s’installer.

Boscq qui avait récupéré le palet lance Bruche, il bat le gardien dans le duel mais il trouve le poteau ! Rien d’autre à se mettre sous la dent et le Japon coule cette pénalité.

Alors que la première pénalité est terminée, le Japon se fait attraper avec un homme en plus sur la glace. Surnombre. La France aura de nouveau l’avantage d’un homme pour deux minutes. Cette fois ci le powerplay s’installe très rapidement, le palet tourne bien. Gallet tente de la bleue, sans succès. Cette deuxième tentative est plus intéressante mais les hommes de Yorick Treille se cassent les dents sur la défense et le cerbère nippons. Une nouvelle fois, le Japon écoule cette pénalité.

La France ne lâche rien et obtient une nouvelle pénalité lorsqu’Aurélien Dair est retenu par Taiki Takebe à 13’35’’. Cette fois encore, le power play s’installe très rapidement en zone offensive. Le palet tourne de crosses en crosses. Gallet lance de loin, c’est repoussé. En fin de séquence Tomas Simonsen esseulé reçoit une belle passe de Boudon, il lance mais encore une fois Narisawa bloque le palet. Pour la troisième fois sur cette période, la France n’arrive pas à marquer avec l’avantage d’un homme.

Dans la dernière partie de cette entame, le Japon tente de réagir et alerte de loin la défense bleue qui reste vigilante. Après une bataille âpre dans la bande, Hugo Gallet récupère le palet, passe à Guillaume Leclerc. Ce dernier tir et le palet est dévié par un défenseur, Narisawa est battu. La France ouvre (enfin) le score à 18’55’’.

Dans la dernière minute, Enzo Guebey est chassé pour obstruction. Les hommes de Yorick Treille tiennent la baraque. Après un tiers a sens unique, ils ont réussi à marquer. Ils sont libérés. Il ne faudra pas se relâcher d’autant plus que le Japon aura l’avantage d’un homme pendant plus d’une minute à la reprise.

Simonsen remet les Bleus devant

Au début de la période médiane, les Bleus laissent plus d’espaces. Le Japon arrive à installer son powerplay qui ne donnera rien. Petit à petit la France retrouve son jeu et domine le Japon sans trouver la faille. A 26’17’’, Seiya Hayata est chassé pour une obstruction sur Aurélien Dair. L’avantage numérique de nos Bleus est dominant mais se heurte à un gardien de grande qualité. Boudon, Simonsen, Perret, tous se sont cassés les dents dans cette période face à Narisawa.

Les nippons mettent un peu plus la main sur la rondelle au cours de cette période, sur une attaque placée Kimura remet à la bleue à Miura, il lance. La rondelle est déviée par Kenta TAKAGI, Antoine Keller est battu. Le Japon revient à égalité (1-1) à 32’42’’.

Ce but a piqué au vif nos bleus. Ils se remettent en avant et font feux de tout bois. Ils obtiennent une pénalité en tout fin de période. Yoneyama est envoyé sur le banc des pénalités pour coup de crosse. Les hommes de Yorick Treille se sont rapidement installés en zone offensive. Le powerplay est en place. Louis Boudon remet à Enzo Guebey à la bleue, se dernier transmet à Tomas Simonsen sur la droite du but. Il nous fait sa spéciale et vient tromper Narisawa. Les bleus reprennent l’avantage à 38’35’’. 2-1 France.

Tomas Simonsen marque un but face au Japon. 2 mai 2026. D1A Sosnowieck, Pologne. Crédit : Plan de Match / T. Grandhomme.

 

La France entre aux vestiaires avec un but d’avance. Ce n’est pas cher payé étant donné la domination écrasante de nos bleus qui ont eu du mal à concrétiser devant le but nippon. Les hommes de Yorick devront rester vigilant dans la dernière période pour obtenir leur première victoire dans ce championnat D1A à Sosnowiec en Pologne.

Jordann Perret version XXL permet à la France de remporter le match.

Dès le début de cette dernière période, les hommes de Yorick Treille sont très concentrés. Ils tentent de battre le gardien japonais notamment Fabien Colotti mais le gardien vigilant. Le match semble s’installer dans un faux rythme, sur une remontée de palet Kimura il remet à Jordan Keller en zone neutre. Ce dernier lance Fuji Suzuki sur le côté gauche du but. Il lance et vient battre Antoine Keller à 42’46’’. Le Japon revient à hauteur de la France.

Ce but réveille les deux équipes, la France installée en zone offensive, se fait prendre le palet par Teruto Nakajima, il lance Yu Sato dans la profondeur. Enzo Cantagallo ne peut le contenir, il se retrouve face à Antoine Keller et l’ajuste parfaitement ! Désormais le Japon mène trois buts à deux et il reste un peu plus de seize minutes à faire dans ce match. Dominer n’est pas gagner !

A 45’07’’ Miura et Guebey sont envoyés sur le banc des pénalités pour rudesse. Les deux équipes jouent à cinq contre cinq. Loin d’être abattus les bleus campent dans la zone défensive nippone. Jules Boscq à deux reprises un tir de la bleue. C’est repoussé par la défense et le gardien japonais.

En fin de match Isogai n’est pas loin de tuer le match ! Les Bleus ayant besoin d’un but, se découvrent. Ils n’arrivent plus à percer la muraille nippone. Les cinq dernières minutes de cette période pourraient être explosives. Le Japon est arc-bouté dans sa zone alors que les hommes de Treille poussent de plus en plus. Cependant, l’équipe nippone ne manque pas une occasion de se lancer en contre sur la moindre erreur française. Les dernières minutes sont stressantes. A la 57ème Yorick Treille demande un temps mort et sort Antoine Keller. Il joue son va-tout.

C’est une solution qui est payante puisque Jordann Perret, le capitaine du jour vient libérer les Bleus. Seul face au gardien, il vient trouver un trou de souri. C’est un ouf de soulagement du côté du blanc blanc. à 57’38’’.

 

Jordann Perret marque un but face au Japon (3-3). 2 mai 2026. D1A Sosnowieck, Pologne. Crédit : Plan de Match / T. Grandhomme.

Les hommes de Yorick Treille ne s’en laissent pas compter. Ils repartent au feu. Jordann Perret (encore lui) vient ajuster le cerbère nippon dans la lucarne gauche sur une passe au millimètre de Kévin Dusseau. La France reprend les devants 4-3 ! Il reste moins de deux minutes à faire.

Le Japon demande son temps mort et sort son gardien. Les bleus sont secoués mais ne plient pas. Ils remportent leur premier match dans ce championnat de D1A. Une victoire méritée mais les Bleus se sont fait peur. Place dès demain à une autre paire de manche, la Pologne. Un match qui promet d’être intense dans une patinoire pleine comme un oeuf.

 

Feuille de match

Zone mixte : 

Jordann Perret (capitaine de l’Equipe de France) : On a montré plein de bonnes choses, on a bien fait offensivement. Après, juste ce qui a manqué, c’est la réussite offensive, parce qu’on sort du premier tiers, ça peut être 1-0 comme 4-0. On savait que les Japonais allaient tout donner, aller bloquer des shoots, leurs gardiens étaient chauds. Mais on n’a pas paniqué, on a respecté le système, on a continué à pousser, puis on a montré beaucoup de caractère. C’est ce qu’on a dans cette équipe et on n’abandonnera jamais. Et à 3-2, mentalement, comment ça se passe ? On est là pour gagner tous les matchs à 3-2, on y croit et on a tellement une bonne ambiance, on a des bons gars. Il faut juste croire en nous et rien lâcher, pour ne pas avoir de regret.

Comme je l’ai dit, on aurait pu tuer le match avant, ça peut nous faire mal, mais on s’en est sorti. Maintenant, il faut qu’on apprenne de ça pour les prochains matchs, parce qu’il va y avoir zéro match facile. On doit s’améliorer chaque jour et prendre un match par un match.

C’est un honneur d’avoir le C, mais ça ne changera pas la personne que je suis. Je vais faire du mieux pour aider l’équipe, que ce soit sur la glace ou en dehors de la glace. Il faut montrer la voie et ce soir, ça a fait, mais c’est un travail d’équipe. Je suis fier des gars. Demain face à la Pologne, ça va être un très bon match. Je pense que ça va être plein. Une bonne ambiance, on va se servir de ça. On va faire une bonne récup, une bonne nuit. Comme je l’ai dit, il n’y a aucun match qui va être facile. Demain, on revient au boulot, on met le bleu de travail.

Yorick Treille (coach de l’équipe de France) :

Petit coup de chaud, mais on le met derrière et on passe au prochain. On a fait ce qu’on voulait en termes d’intensité, de structure, pour se créer énormément d’occasions. Après, il faut trouver les solutions pour mettre ce puck derrière la ligne. Et ce n’est pas simple, par moments, on l’a vu. C’est exactement ce type de match qu’on va, je pense, revoir un petit peu dans la physionomie. Chaque adversaire sera différent, chaque match est différent, mais en termes de possession, il y a d’autres matchs où on va l’avoir à un très haut volume.

Ce sont des matchs pour ce groupe, c’est une première expérience dans le groupe B. Nous, les entraîneurs, on a vécu ce genre de tournois beaucoup de fois, et ce type de match, on les a déjà vécus. Le positif, c’est qu’on trouve les solutions. On les a déjà vécues, on les a déjà perdu, ces types de matchs.

Et là, on a réussi, le groupe, avec les leaders, et tous ensemble, ils ont trouvé les solutions pour passer la tête au dernier moment. Ça n’a pas été exactement le plan qu’on voulait, mais au final, on a trouvé les solutions en tant qu’équipe, et ça, c’est positif.

Il y a eu beaucoup de passes autour de la cage, chercher des jeux parfaits devant le but, avec beaucoup de trafic devant le gardien. Il faut que ce soit en première intention sur les entrées de zone et essayer de faire mal, de construire pour rentrer dans cette zone avec le contrôle et amener le danger tout de suite. Ensuite, il ne faut pas être stérile, parce qu’on fait face à 5 gars devant la cage. On a vu pas mal de fois que c’était bouché. Il faut trouver des solutions pour être plus dangereux et plus efficaces. 

En analysant les dangers et les choses à améliorer, évidemment, pour le prochain match, ce sera totalement différent demain soir contre la Pologne. Je m’attends à une patinoire bien pleine et un bon match de hockey avec une équipe qui a plein d’atouts différents du Japon. 

L’aspect mental fait partie des axes à améliorer, comme l’aspect physique et l’aspect tactique. Le développement individuel passe par tous ces trois axes-là. On grandit tout doucement dans notre structure collective, la tactique, et puis, le côté mental. Aujourd’hui, on a fait preuve de résilience face à l’adversité qui a été réelle. Peut-être qu’on s’est un peu relaxés, parce qu’après ce premier tiers, je pense qu’en tant qu’équipe, on sent un peu un niveau de supériorité par rapport aux jeux qu’on peut produire. On se dit que ça va le faire, mais on ne peut pas relâcher une seule seconde.

Tomas Simonsen (attaquant, équipe de France) : 

Je pense qu’on s’est un peu compliqués le match. Je pense qu’on aurait pu prendre l’avantage plutôt et sécuriser le match. On leur a laissé jouer leur jeu et on sait que c’est une bonne équipe. Ils nous ont mis deux buts et là, on a dû courir au score. Oui, c’est cool, c’est sûr. Personnellement, oui. Après, je suis là pour aider l’équipe. Je marque pour l’équipe et à la fin, je veux qu’on gagne. Il (NDLR : le coach) nous a dit qu’on devait élever notre niveau. Je pense qu’on ne jouait pas comme on sait joué. Je pense que ça nous a motivés. On a un peu mal fait les six premières minutes du troisième tiers. Après, on a commencé à mieux jouer et c’est là qu’on a mis les autres buts. Je pense qu’il fallait commencer par une victoire. On aimerait remonter en élite. Si on perd le premier match, ça pouvait devenir compliqué derrière.

 

Première Marseillaise pour l’équipe de France de hockey face au Japon. 2 mai 2026. D1A Sosnowieck, Pologne. Crédit : Plan de Match / T. Grandhomme.