À l’occasion de la finale de la Coupe de France à l’Accor Arena, le président de la Fédération Française de Hockey sur Glace (FFHG), Pierre-Yves Gerbeau, a tenu une conférence de presse . Entre le soulagement d’avoir pu maintenir l’événement et l’excitation d’un calendrier international historique, le patron du hockey français dessine les contours d’un « cercle vertueux » pour la discipline.

Le miracle de la glace de Bercy

Le ton était d’abord au soulagement. Pierre-Yves Gerbeau n’a pas caché que la tenue de cette finale a tenu à un fil. En cause : la vétusté des installations de l’Accor Arena. « Une dalle est prévue pour durer 30 ans, celle de Bercy en a 42 », a-t-il rappelé. Mercredi dernier, à seulement quatre jours de l’événement, aucune solution technique n’était encore trouvée pour garantir une glace praticable. Le président a tenu à saluer le travail titanesque du directeur glace de l’arène et l’expertise du partenaire Synerglace pour avoir sauvé le spectacle.

Un sauvetage crucial, car l’engouement n’a jamais été aussi fort : la finale s’est jouée à guichets fermés, avec près de 2 000 demandes de places refusées faute de capacité. Côté médias, la pression était identique avec 120 demandes d’accréditations pour seulement 80 élus en tribune de presse.

Cap sur les sommets : Le « groupe de la mort » et l’espoir féminin

L’actualité de la FFHG bascule dès demain vers l’Italie. Les équipes de France s’envolent pour Milan avec des enjeux historiques. Pour les Féminines, cette première participation olympique s’accompagne d’une réelle ambition de qualification en quart de finale. Pour les Hommes, de retour aux Jeux pour la première fois depuis 2002, le défi sera immense. Versés dans ce que Gerbeau qualifie de « groupe de la mort » aux côtés du Canada, de la Tchéquie et de la Suisse, les Bleus devront prouver la valeur et la progression du hockey tricolore face à l’élite mondiale.

Une vision à long terme : L’horizon 2030

Malgré un désinvestissement de l’État que le président regrette, la FFHG semble avoir retrouvé les faveurs des pouvoirs publics, portée par l’obtention des JO 2030.

« Nous entrons dans un cercle vertueux : JO 2026, Mondiaux 2028 et JO 2030 », a martelé Pierre-Yves Gerbeau.

Le projet de refonte de la haute performance semble avoir convaincu l’Agence Nationale du Sport (ANS), qui devrait en assurer le financement. Fort de ce bilan et d’une dynamique de licenciés toujours en hausse, Pierre-Yves Gerbeau a d’ores et déjà annoncé que son équipe sollicitera un nouveau mandat en juin 2026. Ses priorités ? Finaliser le modèle économique de la Fédération et de la Ligue Magnus.

Un engagement sociétal fort

Enfin, le président a tenu à souligner que le développement du hockey ne se limitait pas aux résultats sportifs. Un partenariat majeur a été scellé avec l’association « Colosse aux pieds d’argile ». Cette collaboration vise à former les bénévoles et les entraîneurs pour prévenir et sensibiliser aux violences faites aux enfants, un sujet érigé en priorité par la fédération.