Ce jeudi 7 mai, la France affronte le promu en D1A, la Lituanie. Après une déconvenue mardi face à l’Ukraine, les Bleus n’ont plus le droit à l’erreur. La victoire est impérative aujourd’hui et demain face au Kazakhstan. Les Bleus doivent jouer 60 minutes. Quentin Papillon est le partant, Hugo Gallet est toujours blessé.
Un hockey français très fragile
Dès l’entame de match, les bleus montrent de belles intentions. Ils campent dans le camp lituanien. Très rapidement, ils obtiennent l’avantage d’un homme lorsque KRAKAUSKAS Emilijus est envoyé sur le banc des pénalités à cinquante deux secondes. La France a beaucoup de mal à installer son powerplay et se fait même un peu bousculer sur la séquence. Sans trop d’efforts, la Lituanie écoule la pénalité.
Les Bleus tentent de créer mais n’y arrivent pas en ce début de match. Ils ont la possession mais ne proposent rien de dangereux devant le but de Nauseda. La Lituanie tente sa chance crânement et sur un joli rush, Cizas lance du haut des cercles, Papillon sort la rondelle du cadre (8ème).
Arrivé à mi-période, le match se débride un peu et va d’un but à l’autre. A noter la jolie passe abandon de Floran Douay pour Kevin Bozon qui lance, le gardien lituanien repousse la rondelle. Une nouvelle fois, la France balbutie son hockey a beaucoup de mal à entrer en contrôle en zone offensive. Les hommes de Yorick Treille doivent batailler en fond de zone pour récupérer la rondelle. Sur cette période de nombreux déchets techniques qui mettent en danger la France.
Sur une perte de palet, Boscq n’arrive pas à récupérer le disque, Gintautas se faufile et se retrouve face à Quentin Papillon qui repousse de la botte (13ème). En fin de période, Douay remet à Kévin Bozon dans l’enclave, il lance mais le gardien lituanien est vigilant. C’est la seule ligne qui propose des actions construites sur ce premier tiers. Un peu plus tard, c’est Guillaume Leclerc qui manque le cadre bien servi par Bougro.
Ce qui devait arriver, arrive lorsque Jordann Bougro relance plein axe sans conviction, Jukna Dovydas intercepte la rondelle et se retrouve face à Quentin Papillon. Le gardien repousse le palet derrière son but. Jukna continue son action, il remet à Martynas Grinius dans l’enclave qui cette fois ajuste parfaitement le gardien bleu. La Lituanie mène au score 1-0 après 17’29 ».
Une première période très pauvre en termes de hockey de nos français qui n’arrivent pas à entrer dans leur match. Beaucoup d’imprécisions et un jeu très stéréotypé. La Lituanie l’a bien compris et en profite pour prendre les devants au tableau d’affichage après la première période. Les Bleus doivent impérativement montrer autre chose s’ils souhaitent repartir avec la victoire cet après-midi face à un adversaire plus qu’à leur portée.
La France peu convaincante égalise…
Dès l’entame Grossetête et Flavian Dair au rebond alertent Nauseda, ce n’est pas la même équipe de France qui se présente sur la glace. Les hommes de Yorick Treille ne quittent plus la zone défensive lituanienne. La rondelle circule bien, Guillaume Leclerc récupère le palet dans la bande, remet à la ligne bleue à Jordann Bougro. Il lance aux buts, Floran Douay bien placé dévie le palet qui trouve le fond des filets. La France rattrape son retard, c’est 1-1 à 22’11’.
Ce n’est pas la même équipe sur la glace, bien plus agressive sur le palet, plus précise dans ses passes. Elle rentre majoritairement en contrôle dans la zone offensive. En mettant la main sur la rondelle, Perret remet à Tomas Simonsen en haut de l’enclave, c’est repoussé. Jordann Perret est au rebond mais Nauseda bloque le disque. (26ème).
Sur une remontée placée, Louis Boudon, remet à Tomas Simonsen qui lance du haut du cercle gauche. Il trouve le poteau ! Sur la séquence suivante, une pénalité est appelée contre la France. Kevin Dusseau est envoyé sur le banc des pénalités. L’action est revue à la vidéo. Pénalité confirmée de deux minutes pour faire trébucher. La Lituanie joue à cinq contre quatre pendant deux minutes à 27’59’’. Sur le début de la séquence, c’est la France qui est la plus dangereuse quand Louis Boudon se retrouve face au gardien lituanien. Il arrête le tir du revers de Boudon. Le powerplay ne donnera rien pour les Baltes.
Après un début flamboyant, les Bleus s’embarque dans un faux-rythme et sont moins flamboyants. A l’approche du money time de la période, la France se réveille à nouveau. Aurélien Dair tente un tir excentré mais le cerbère lituanien est en maîtrise. Juste avant, c’est Baptiste Bruche qui a tenté de pousser le disque derrière Nauseda en reprenant un rebond de la balustrade. Le gardien Nauseda (33ème) est vigilant.
A la 36ème minutes, Baptiste Bruche récupère un palet en zone neutre et part en contre avec Jordann Bougro. Bruche attends beaucoup trop longtemps pour passer la rondelle à Bougro, cette action ne donnera rien ! Quel dommage ! Sur une récupération de Jules Boscq en zone défensive, ce dernier lance Louis Boudon qui tente le coup seul jusqu’aux buts lituaniens mais Nauseda lit bien le jeu du français. La France entre aux vestiaires à égalité avec la Lituanie, tout reste à faire dans le dernier tiers de ce match. Un match très poussif de nos bleus. Ils devront passer la seconde en fin de match pour remporter ce match crucial dans la montée en élite.
Sans solution, les Bleus concèdent la prolongation !
Tout comme le deuxième tiers, nos bleus entrent dans cette période avec de bonnes intentions. Les bleus tournent autour du sujet sans arriver à se mettre dans une situation très favorable devant le but de Nauseda en ce début de période. A la 44ème minute, Valentin Grosstête est idéalement placé dans le slot, en pivot, il manque le cadre !
Quelques minutes plus tard, Floran Douay fait un festival dans la défense lituanienne mais il voit son tir bloqué par la botte du gardien adverse. Alors que cela bataille dans la bande derrière le but de Quentin Papillon, ce dernier est retenu par Martynas Grinius. La France aura l’avantage d’un homme à 47’05’’ pendant deux minutes. La première met beaucoup de temps à s’installer. La rondelle circule mais peu de tirs sont proposés. Une nouvelle fois, l’unité spéciale ne donnera rien. En fin de séquence Jules Boscq a tenté un tir du cercle droit mais sa crosse a cassé.
Nous entrons dans le money time et la France n’arrive toujours pas à casser le verrou Balte. La prestation proposée n’est pas au niveau de ce que nous pouvons attendre de l’équipe de France. Les Bleus campent dans leur zone offensive mais s’exposent aux contres lituaniens à chaque instant. A moins de trois minutes de la fin, la ligne Grinius, Krakauskas et Jukna part en contre et manque à deux reprises de tromper Quentin Papillon. Sans solution non plus dans ce dernier tiers, les Bleus concèdent la prolongation à la Lituanie. L’objectif de remonter en élite s’éloigne en concédant au minimum un point.
Aucune solution, direction les pénalties.
Les Lituaniens sont les plus dangereux en ce début de prolongation. Louis Boudon tente une échappée solitaire et il vient s’écrasé sur Nauseda (61ème). Cette prolongation se joue à un rythme très faible. Les Bleus semblent vouloir tenter des initiatives personnelles, après Boudon c’est Simonsen qui y va de son run, sans succès. La France a la possession dans cette prolongation mais tourne en rond. Les deux équipes se dirigent vers la séance de tirs aux buts…
Seuls Bruche et Simonsen ont marqué côté français pendant cette série de pénalties. La France remporte ce match mais à quel prix ! Demain, il faudrait finir en beauté, même si l’élite s’éloigne.
Zone mixte :
Floran Douay (attaquant, équipe de France) :
C’est vrai que c’était un faux rythme tout le match. Je pense qu’en face, ils ont tout donné. On n’a pas réussi à concrétiser. Je pense qu’on a eu beaucoup d’occasions ce soir. On savait que ça allait être encore un match dur, avec des gars qui travaillent fort en face. C’est exactement ce qu’on a eu. Je pense que dans ce match où on n’arrive pas à concrétiser, il faut amener le volume nécessaire à la cage. Comme notre seul et unique but du match, un 5 contre 5, c’est un petit type devant la cage. Un goal de merde, on va dire, comme ça. Je pense qu’il nous en faut plus. On ne va pas faire des tic-tac-tos à tous les matchs. Je pense que c’est important de mettre le plus de goals possible sur la cage.
Il faut également garder peut-être moins le puck sur la canne. Pour les défenseurs, je pense que c’est dur. Ce genre d’équipe donne tout pour bloquer les shoots de la ligne bleue. C’est à nous de trouver cette ligne, ce petit shoot anodin pour aller chercher des gros rebonds. Que ce soit les défenseurs ou même les attaquants, dès que l’on est le long des balustrades. Envoyer un puck dans les pièges gardiens, ça peut se passer des grandes choses. Ce qui nous manque un peu, c’est cette mentalité de jouer pareil que contre les grandes nations. Je pense qu’on ne doit pas changer notre style de jeu. Contre les grandes nations, on va chercher ces petits goals de raccro. Là, c’est vrai qu’on essaie de faire des jeux un peu trop beaux.
C’est une belle équipe qu’on va jouer demain. Il va falloir jouer solide parce qu’on n’a pas le droit d’erreur.
Jordann Perret (capitaine de l’équipe de France) :
On a manqué un peu d’esprit de tueur devant la cage, on a eu 2-3 occasions où on aurait pu les mettre et après peut-être que ça ouvre un peu le match. Le gardien perd la confiance et ça ouvre le score. Après des petits détails, on a réussi à sortir à la tête de l’eau un petit peu pour aller arracher les deux points. Malheureusement, je crois que c’est plus entre nos mains le destin suivant les matchs qui se passent, donc on va attendre voir la journée d’aujourd’hui. Demain, on a encore une chance suivant ce qui se passe.
Pour avoir un gros match contre les Kazakhs, ça ne va pas du tout être le même style de jeu. Il faut juste qu’on apprenne à jouer contre ces nations-là, notre hockey et à imposer notre rythme, notre style de jeu et à dérouler pendant 60 minutes. Là, c’est un peu embêtant tout le long du match finalement et c’est embêtant. On est capables (de faire le jeu) mais c’est dur, je ne sais pas comment l’expliquer, je ne trouve pas les mots. On ne doit pas changer notre style de jeu par rapport à quelle équipe on joue, que ce soit le Kazakhstan, la Pologne, le Japon ou la Lituanie. On doit s’imposer, on est l’équipe de France, on doit apporter notre ADN à chaque match pour se rouler au compresseur et prendre les trois points. Ce soir, on a fait le minimum, on a réussi à aller gagner le match.
Yorick Treille (coach de l’équipe de France) :
Tous les matchs d’un mondial D1 sont compliqués, ça on le sait, maintenant si on ne le savait pas, je pense que tout le monde le sait, ensuite les gars connaissaient l’importance de ce match, l’objectif c’était 3 points, pas 2, on a quand même produit pas mal de choses pour générer des chances de marquer, et malheureusement c’est un manque d’efficacité, à un moment donné il faut l’instinct du tueur pour plier les matchs. Aujourd’hui il nous manque surtout ça, après il y a de l’adversité, on perd un défenseur dès l’échauffement (Schmitt), on a un attaquant pour faire le nombre qui nous donne un gros coup de main, et c’est ça une équipe, mais ce que je veux dire par là c’est que malgré ça, ils ont fourni des efforts suffisants pour se procurer beaucoup beaucoup de chances. Ensuite, l’instinct du tueur il doit arriver une fois que ses chances arrivent, en face ce sont des équipes qui savent défendre, ils sont en place, ils donnent tout, et ils sont athlétiquement prêts également, donc voilà quand on a les breakaways, on en a deux, il y en a un qu’il faut rentrer, quand on a deux points en play sur un des deux, il faut l’instinct du tueur. Il y a encore deux poteaux et des manques de chances. Je pense qu’on perd un petit peu notre destin, il y a des types de résultats qui peuvent arriver qui ne nous mettraient pas bien, les trois points aujourd’hui nous faisaient qu’on gardait vraiment notre destin en main. Maintenant, on doit attendre les résultats, on fera le point ce soir, et on sera fixé ce soir pour préparer le Kazakhstan, et quoi qu’il arrive ce sera ce trois points qu’il va falloir, j’imagine.
On verra demain, comme je vous l’ai dit, il n’y a pas d’équipe facile, mais je comprends cette question et elle a du sens, j’espère qu’on pourra dire ça après le match. Oui, on y en verra. Non, mais ça va être clairement l’équipe qui a le plus de qualité, plus que nous en fait, donc demain on va dire pour une fois qu’on n’est pas les favoris, et c’est peut-être pas à nous de faire le jeu tout le monde
Crédit photo : Timothé Grandhomme / Plan de Match
