Au moment de leur accession en Ligue Magnus, nombreux étaient ceux qui pestaient, estimant que Marseille n’avait pas sa place au regard de leurs résultats sportifs en D1. La promotion avait fait grincer des dents, et quand les Spartiates ont plutôt bien géré leur première saison, certains ont vite dégainé l’argument de la chance du débutant. Mais la campagne 2024-2025 a balayé ces doutes d’un revers de crosse : les Spartiates ont montré qu’ils n’étaient pas seulement des invités surprise, mais bel et bien un club capable de tenir sa place au plus haut niveau. Vingt victoires en saison régulière, un billet pour les playoffs décroché sans trembler, une élimination en six matchs face à Bordeaux où les Marseillais ont bataillé jusqu’au bout, et surtout un Palais Omnisports transformé en chaudron à chaque rencontre : les Spartiates ont confirmé qu’ils avaient les reins solides et que leur projet n’était pas bâti sur du sable.

L’intersaison a pourtant ramené son lot de secousses, et pas des moindres. Le cas Markus Kojo en est l’exemple parfait : recruté pour être une pièce centrale de la défense phocéenne, le Finlandais n’a finalement disputé que deux petits matchs en début de saison avant de disparaître des radars. Son aventure marseillaise a tourné court et il évoluera désormais en Division 1, chez les Corsaires de Dunkerque. Autre départ marquant, celui de Morillon, dont l’énergie et la polyvalence avaient apporté un vrai plus : il portera désormais le maillot de Nice. Autour de ces mouvements, quelques ajustements contractuels ont également secoué le vestiaire, comme souvent dans un club encore en phase de stabilisation. Rien de dramatique, mais ces sorties rappellent que Marseille doit composer chaque été avec le marché, les ambitions individuelles et ses propres contraintes budgétaires.


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