Ce lundi 9 mars, le hockey français se met sur son 31. Entre la fin d’une saison régulière palpitante et le coup d’envoi des playoffs prévu ce vendredi 13, la Ligue Magnus remet ses trophées aux meilleurs acteurs de l’exercice 2025-2026. Qui succèdera aux lauréats de la saison dernière ? Voici nos pronostics, nos certitudes et nos coups de cœur, catégorie par catégorie.

Trophée Charles Ramsay (Meilleur compteur) & Trophée Philippe Bozon (Meilleur attaquant) : Christophe Boivin. Soyons clairs, on verrait mal comment ces trophées pourraient échapper au casque d’or grenoblois. Boivin a marché sur l’eau cette saison en terminant largement en tête des compteurs avec 60 points. Si le Trophée Ramsay est purement mathématique, le trophée Bozon viendra récompenser son impact phénoménal sur la glace. Voir un autre nom sortir de l’enveloppe serait une immense surprise.

Trophée Albert Hassler (Meilleur joueur français) : Anthony Rech.

Le Rouennais a encore prouvé qu’il faisait partie de la crème de la crème. Dans le sillage de l’armada offensive des Dragons, Rech s’impose comme le choix logique pour ce trophée.

Trophée Jean Ferrand (Meilleur gardien de but) : Griffen Outhouse.

C’est LA certitude dans les cages cette année. Le portier canadien des Diables Rouges de Briançon a été un véritable mur. Avec plus de 92 % d’arrêts tout au long de la saison régulière, Outhouse a maintenu son équipe à flot de maintes reprises sous le feu nourri des adversaires et s’impose comme l’évidence absolue pour cette récompense. Il n’est pas étranger aux bons résultats des Diables Rouges.

Trophée Denis Perez (Meilleur défenseur) : Cody Donaghey ? Holway ? Beaudry ?

Plusieurs candidats sur cette saison, Holway à Rouen, Donaghey à Angers ou Beaudry à Bordeaux. Notre vision est que Donaghey le mérite. L’Angevin a été stratosphérique. Il est bon partout sur la glace, ne fait quasiment jamais d’erreur, et depuis que « Praps » (Matthew Prapavessis) est blessé, c’est lui qui manie le Powerplay… et il le fait à la perfection. Un patron, un vrai.

Trophée Jean-Pierre Graff (Meilleur espoir) : Matias Bachelet.

À Grenoble, il n’y a pas que les vétérans qui brillent. Bachelet a franchi un cap impressionnant et s’affirme comme le joyau de sa génération. Il ne serait pas étonnant de le voir évoluer à l’étranger l’année prochaine.

Trophée Camil Gélinas (Meilleur entraîneur) : Pierre Bergeron.

Gérer un vestiaire, imposer un système et obtenir des résultats réguliers dans cette ligue hyper compétitive n’est pas donné à tout le monde. Bergeron mérite amplement la reconnaissance de ses pairs. Il a changé Briançon, si les Diables sont aujourd’hui en playoffs comme il l’avait promis en fin de saison dernière, ce n’est pas que de la chance ou du hasard. Il a établit un vrai travail de fond dans l’organisation de la cité Vauban.

Trophée Calixte Pianfetti (Meilleur arbitre) : Goncalves.

Une catégorie toujours difficile à juger, dans une saison qui a semblé être très compliqué pour l’arbitrage. Il sort un peu du lot. Ce n’est pas un hasard si il a été sélectionné pour les playoffs.

Focus sur les playoffs : En marge de ces récompenses, la FFHG a justement dévoilé la liste des officiels retenus pour les séries éliminatoires de la Ligue Magnus qui débutent vendredi. Douze arbitres principaux (Heads) auront la lourde tâche de diriger ces rencontres sous haute tension : G. Barcelo, R. Bernoussi, N. Cregut, C. Debuche, A. Ernecq, C. Gonçalves (notre favori !), R. Herrault, J. Peyre, J. Rauline, R. Rohwedder, B. Scolari et Y. Furet.

Ils seront épaulés au millimètre par douze juges de lignes tout aussi méritants : V. Bergamelli, E. Briolat, Q. Cady, A. Cheyroux, N. Constantineau, J. Fauvel (notre autre chouchou !), H. Maillard, L. P. Mercier, T. Simon, M. Suzzarini, Q. Ugolini et J. Yssembourg. À noter que les officiels non retenus pour la Magnus auront la chance de s’illustrer lors des séries de Division 1.

Trophée Damien Velay (Meilleur arbitre espoir) : Le grand point d’interrogation.

Difficile de se prononcer honnêtement sans une liste précise des jeunes zèbres éligibles. Il faudrait éplucher leurs matchs un par un et analyser leurs décisions sous pression. On laissera la commission trancher !

Trophée Marcel Claret (Équipe la plus fair-play) : Marseille (ou Rouen par défaut ?).

C’est ici que ça coince. Si la Ligue juge uniquement sur les minutes de pénalité bêtes et méchantes, ce sera probablement Rouen. Mais pour nous, le véritable esprit du jeu est à chercher du côté de Marseille. À chaque fois qu’on a vu les Spartiates jouer, c’était propre : pas ou très peu de mauvais coups, un grand respect de l’adversaire (ils s’excusent quand il y a des accrochages accidentels), bref, la définition même du fair-play. Espérons que l’attitude prime sur les tableurs Excel.

Les Trophées club et hors-glace

Parce que le hockey se gagne aussi en coulisses, trois autres récompenses viendront saluer le travail des clubs de la Ligue :

  • Trophée de la meilleure glace : Un clin d’œil essentiel aux techniciens de surface. L’IceParc d’Angers est souvent cité en exemple, feront-ils le doublé cette année ?
  • Trophée de l’innovation marketing : La Voix des Diables Rouges de Briançon, le podcast initié par Pierre Bergeron et son staff devrait être récompensé cette saison.
  • Trophée de l’engagement citoyen : Ici nous parions sur les Jokers de Cergy-Pontoise avec leur loge qui permet au public sensible au bruit, notamment de profiter du hockey sur glace.