Au lendemain d’une entrée en matière douloureuse pour les Bleus face à la Suisse (0-4), l’heure est déjà au rachat. Mais la tâche s’annonce immense ce vendredi face à une équipe tchèque elle aussi blessée dans son orgueil après avoir subi la foudre canadienne. Retour sur une journée riche en enseignements et présentation des enjeux de ce vendredi 13.

Les Jeux ne pardonnent pas les retards à l’allumage. Hier, la patinoire de Milan a été le théâtre de confirmations, mais aussi de corrections sévères. Si l’Équipe de France espérait faire douter la Suisse, la réalité du terrain a été cruelle. Punis par l’efficacité helvète, les Bleus se sont inclinés logiquement (0-4), payant cher leur indiscipline et un manque de tranchant en zone offensive. Mais les hommes de Yorick Treille ne sont pas les seuls à avoir la tête basse ce matin.

LE CANADA FRAPPE FORT, LES USA ASSURENT

Outre la défaite tricolore, la journée du jeudi 12 février a été marquée par la démonstration de force des favoris dans les Groupes A et C. C’était le choc attendu du Groupe A, et il a tourné à la démonstration. Les Canadiens ont envoyé un message clair à la concurrence en étrillant une équipe tchèque méconnaissable. Dépassés par la vitesse d’exécution nord-américaine, Pastrňák et ses coéquipiers n’ont jamais existé. Un résultat qui, paradoxalement, rend la tâche des Bleus encore plus complexe aujourd’hui : ils affronteront une bête blessée.

Pas de frayeur pour la Team USA. Sérieux et appliqués, les Américains ont maîtrisé leur sujet de bout en bout face à des Lettons courageux mais trop limités pour espérer l’exploit. Enfin, dans le duel européen du Groupe C, la Mannschaft a fait parler son expérience. Un match serré qui s’est décanté dans le dernier tiers, confirmant que l’Allemagne sera un client sérieux pour la suite du tournoi.

LE PROGRAMME DU VENDREDI 13 FÉVRIER

Quatre nouvelles affiches sont au menu aujourd’hui, avec en point d’orgue le « Classique » scandinave et le match compliqué pour la France. Poussés par tout un peuple, les hôtes italiens rêvent d’exploit. Mais attention à la Slovaquie, une équipe solide qui a déjà fait tomber la Finlande en ouverture des jeux.

Le sommet de la journée. Un derby nordique qui sent la poudre. La Suède, avec sa génération dorée, part légèrement favorite face au collectif toujours bien huilé des Finlandais.  Le duel des vainqueurs d’hier. La Suisse a-t-elle les armes pour résister au rouleau compresseur canadien seulement 24h après son match contre la France ? Un match intense et très intéressant pour les Suisses.

Les Bleus face à la bête blessée

C’est un match sous très haute tension qui attend les Bleus à la Santa Giulia de Milan. Le contexte arithmétique est brutal : à elles deux, ces nations ont encaissé 9 buts hier sans en marquer un seul. C’est donc le duel des attaques muettes, un « quitte ou double » pour lancer enfin leur tournoi.

L’adversaire : Une bête blessée et dangereuse vexée, la Tchéquie arrive le couteau entre les dents. Foudroyés par le Canada (0-5), les Tchèques doivent une revanche à leurs supporters. Sur le papier, leur force de frappe reste terrifiante pour la défense tricolore. Il faudra museler le superstar David Pastrňák, totalement éteint hier et qui voudra remettre les pendules à l’heure. Attention également à la vitesse de Martin Nečas et à la lourde frappe de Filip Hronek à la ligne bleue. Ils voudront se rassurer offensivement… aux dépens de la France.

Les Clés pour les Bleus : Texier à la baguette, Keller en muraille Pour espérer l’exploit, la France devra survivre aux 10 premières minutes qui s’annoncent comme un orage.

  • Le Facteur X : C’est le moment pour Alexandre Texier de prendre les clés du camion. C’est de sa créativité que viendra l’étincelle pour débloquer le compteur tricolore. Accompagné de Stéphane da Costa
  • L’Âme : Le capitaine Pierre-Édouard Bellemare aura la lourde tâche de calmer le jeu et de discipliner les troupes pour éviter les pénalités assassines.
  • Le Gardien : Antoine Keller et la défensive doivent se présenter dès le début du match.

Si la France parvient à faire douter une équipe tchèque fébrile défensivement, le hold-up est possible.

L’œil des Stats : Ce que disent les chiffres NLice Data

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Pour conclure cette présentation, jetons un œil froid et analytique sur les attentes mathématiques de la journée, basées sur nos modèles de simulation. Concernant le match des Bleus, le verdict statistique est net : la Tchéquie part avec une longueur d’avance considérable, affichant une probabilité de victoire de 75,4%. De leur côté, les Bleus sont crédités de 24,6% de chances de l’emporter. Une cote d’outsider classique (près d’une chance sur quatre) qui laisse tout de même la place à un exploit. Dans le choc scandinave de la mi-journée, l’équilibre est plus précaire, même si la balance penche en faveur des « Tre Kronor ». La Suède est donnée favorite à 58,0%, contre 42,0% pour la Finlande, promettant un duel serré.

Pour les autres rencontres, la logique devrait être respectée. Malgré l’avantage de jouer à domicile, l’Italie ne part qu’avec 36,6% de chances de succès face à une Slovaquie solide favorite à 63,4%. Enfin, en soirée, la fraîcheur physique devrait faire la différence : le Canada domine largement les prévisions avec 69,0% de chances de victoire face à une équipe de Suisse (31,0%) qui risque de payer les efforts consentis hier face à la France.

Le prono de la rédac : La France n’a plus le choix. Face à des Tchèques sous pression, les Bleus doivent jouer libérés. Une défaite serait logique, mais on veut croire à l’exploit fondateur de cette olympiade.

Rendez-vous à 16h40 pour soutenir les Bleus !