Après deux revers initiaux mais une montée en puissance indéniable, l’équipe de France féminine retrouve la glace de la Milano Rho Arena ce dimanche 8 février. Face à elles, la Suède, 6e nation mondiale et épouvantail du Groupe B. Un sommet physique et technique qui s’annonce comme le test ultime pour les joueuses de Grégory Tarlé.
Le fantôme d’Italie et la promesse du Japon
Le parcours olympique des Bleues a débuté par un cocktail d’émotions contrastées. Comme nous l’évoquions après le match d’ouverture, la défaite face à l’Italie (4-1) a laissé un goût amer. Malgré le but historique de Gabrielle de Serres, autrice du premier but français de l’histoire aux JO, les Bleues avaient manqué de discipline et de gestion de la profondeur, sauvées d’un score plus lourd par une Alice Philbert impériale dans son filet.
Toutefois, le visage montré face au Japon (3-2) vendredi a radicalement changé la perspective. Plus agressives, plus compactes, les Françaises ont fait douter les septièmes mondiales jusqu’à la dernière seconde. Le but de la capitaine Lore Baudrit et la nouvelle réalisation de De Serres en supériorité numérique ont prouvé que la France avait le niveau pour rivaliser avec le top mondial.
La Suède, une machine en pleine maîtrise
Si le Japon était un défi de vitesse, la Suède est un défi de puissance. Victorieuses sans trembler de l’Allemagne (4-1) lors de leur entrée en lice, les Suédoises impressionnent par leur volume de jeu. Avec 37 tirs cadrés contre seulement 16 concédés, la Damkronorna s’appuie sur une possession de palet étouffante.
Les joueuses clés à surveiller :
- Lina Ljungblom : Déjà buteuse, elle est le moteur offensif de cette équipe.
- Anna Kjellbin : La capitaine et défenseure de PWHL dirige l’arrière-garde avec une sérénité olympienne.
- Hilda Svensson : Jeune prodige capable de débloquer n’importe quelle situation en zone offensive.
Les clés du match : discipline et power-play
Pour espérer un exploit, la France devra gommer ses moments de flottement. Face à une équipe suédoise qui domine physiquement les duels, la résilience défensive sera primordiale. Evidemment, les unités spéciales seront clés. Avec deux buts en deux matchs, Gabrielle de Serres est l’arme fatale en supériorité numérique. La France doit provoquer des fautes pour capitaliser. Et ne pas prendre de pénalité face à une équipe redoutable.
Enfin, l‘impact physique : Si les Bleues parviennent à imposer le défi physique qu’elles ont montré lors du deuxième tiers face au Japon, elles peuvent frustrer le jeu de transition suédois. C’est d’autant plus vrai dans une patinoire de petite taille. Enfin, le facteur Philbert : Une nouvelle fois, la gardienne tricolore sera sous le feu des projecteurs. Sa capacité à limiter les rebonds face aux assauts de Ljungblom sera déterminante. Une victoire serait un exploit, nos bleues étaient passée près en 2021 lors du TQO à Lulea. Les bleues devront jouer avec leur identité, ne rien lâcher.
Allez Mesdames, ne lâchez rien !
