Après deux saisons consécutives achevées à la toute dernière place de la Ligue Magnus, l’heure n’est plus aux simples ajustements à l’Alp’Arena, mais bien à une reconstruction en profondeur.

Le retour très attendu de Luciano Basile derrière le banc l’an passé n’a malheureusement pas eu l’électrochoc escompté. Les Rapaces de Gap ont bouclé un exercice cauchemardesque avec un maigre butin de 41 points, n’arrachant que 13 victoires au total (dont 4 en prolongation). Une dynamique sportive alarmante qui a forcé le club à faire table rase pour amorcer un nouveau cycle.

 

Sur le plan institutionnel, l’organisation haut-alpine devra composer avec un budget prévisionnel avoisinant les 1,7 million d’euros. Avec une enveloppe financière qui ne permet pas de faire des folies, la reconstruction passe d’abord par le mental et l’identité collective. Le ton a d’ailleurs été donné mi-août par la manageuse Laura Fleury, qui a choisi d’organiser la conférence de presse de rentrée au cœur même du vestiaire gapençais. Ce choix hautement symbolique traduit une volonté forte de ressouder le groupe de l’intérieur, de recréer de la cohésion et de retisser le lien de proximité avec le public. Les Rapaces abordent l’exercice 2026-2027 avec une page presque blanche et une toute nouvelle philosophie de travail.

Pour mener à bien cette délicate mission de relance, la direction s’est tournée vers un nouveau visage : le technicien nord-américain Rod Aldoff. L’entraîneur-chef arrive avec des principes clairs et non négociables, basés sur une éthique de travail quotidienne irréprochable. Son système de jeu se veut pragmatique et résolument moderne, centré sur la vitesse d’exécution et le jeu de transition. Afin d’exploiter au maximum les qualités de patinage de son effectif et de bâtir cette identité défensive rugueuse et mobile, il sera épaulé par une équipe de confiance. Sébastien Rohat, figure incontournable du club, assurera le rôle crucial d’assistant coach pour faire le pont avec le vestiaire, tandis qu’Hugo Pierron se chargera de la préparation physique et Julien Flaud de la gestion du matériel. Un encadrement pensé pour soutenir au mieux un groupe en pleine renaissance.

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